vendredi, 27 novembre 2009

Le meilleur moyen d'apprécier l'Inde...

… c’est d’aller visiter un pays aux antipodes…

 

Je sors la tête de l’eau pour donner un peu de nouvelles !!

 

Pour commencer, rien de tel qu’un voyage en Russie pour se rappeler qu’on n’est pas si mal en Inde !! Et la principale différence – à part que les Russes noient l’insipidité de leur nourriture dans la mayonnaise et les Indiens dans le curry – c’est… le soleil !!

Et qu’on ne voit pas de nanas faire le grand écart en string dans un restaurant d’hôtel…

 

Sinon, l’eau n’est pas potable non plus. Sauf que ce n’est pas indiqué alors j’ai comme qui dirait liquidé le robinet. Et… Rien ! D’aucuns disent que je suis immunisée !!

 

Comme la clim est trop forte ici, le chauffage est trop fort là-bas. Marrant non ?

 

Voilà, vous l’aurez compris, je reviens de Russie… Et c’est à peu près tout ce que j’aurais retenu de la Russie après 3 jours de voyage (professionnel) là-bas… Pas de photo parce que je n’ai pas vu le centre ville et que bon, une usine reste une usine. Même dans la neige…


Contente d’être rentrée !! D’autant que ma bibliothèque est désormais remplie de mes auteurs français préférés, mon frigo de fromage de chèvre, et ma chambre de musique. Je ne me suis pas affichée avec une valise de 30 kilos pour 3 jours de réunion pour rien !!

 

mercredi, 18 novembre 2009

Rainy Pondy

Mimi cracra, l’eau elle aime ça !

 

Pondi42.jpg

Là, sur la photo, c’est pas moi. Mais ça aurait pu. J’ai passé 4 jours à patauger, littéralement, dans la boue. Mes tongues puent les pieds (faut y aller quand même !) et faut voir la couleur de mes ongles de pied…

La mousson à Pondicherry, je dois bien reconnaître que j’aurais pu prévoir. En revanche, le cyclone qui a balayé l’Inde du Sud ces derniers jours, plus difficile…

 

Pondi33.jpg

 

M’enfin, je vais pas me plaindre… Ca aura été une expérience unique et mes amis auront vécu la mousson en Inde !! Il y a quand même eu suffisamment d’éclaircies pour que nous puissions visiter le quartier français de Pondicherry : les rues avec des noms français et (surtout) des caniveaux et des pavés sans trous, Sri Aurobindo ashram – on n’a pas trop vu l’intérêt –, le temple de… où on peut faire des dons exemptés d’impôt et où Lakshmi, l’éléphante de 19 ans, vous bénit la tête de la trompe quand vous lui donnez une ‘tite pièce (pas fous ces Indiens, Lakshmi c’est la déesse de la fortune, de l’argent).

 

Ensuite nous avons pris la voiture pour le temple de Chindabaram, un des plus importants temples en Inde consacré à Shiva. Ce qu’on en aura retenu : les « prêtres » de Shiva de ce temple ont des coiffures complètement spé, y a des chauves-souris qui chient partout et ça pue, et ils laissent les rats crevés sur les dalles. Fait peur ce Shiva… A part ça, c’est une super sortie, sincèrement !! Surtout qu’on traverse la campagne, les rizières et tout ça.

 

Pondi58.jpg

Pondi79.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis baignade dans l’océan indien, contre vents et marées. C’est le cas de le dire. Et je dirais même plus, contre vents, marées et mateurs. J’ai chopé la technique pour les dégager ceci-dit. Attention, dans le village de pêcheurs à côté de Auro beach, y a des vieux bizarres, qui vous coursent les couilles à l’air pour une roupie. Flippant.

 

Et pour terminer, le dernier jour, halte à Auroville (le bâtiment principal étant fermé pour cause de mousson) et visite de Mahaballipuram.

 

Pondi110.jpg

Pondi134.jpg
Avant d’arriver à l’aéroport avec deux heures d’avance et d’apprendre que l’avion de mes potes a déjà décollé. India !! 
Toutes les photos:

dimanche, 15 novembre 2009

Divers

Vivre en Inde, c’est retomber en enfance, à grande échelle…

 

Y a des maisons de poupée géantes…

Maison.jpg

 

Et des dinettes géantes…

Dinette.jpg

 

C’est un spectacle permanent

vendredi, 13 novembre 2009

Pour bénir sa maison

Tandis que la tradition andine veut qu’un foetus de lama soit enterré sous la maison pour porter bonheur, j’ai croisé une drôle de coutume à Pune. Et elle fait assez peur…

Pune1.jpg
Pune3.jpg
Pune2.jpg

 

 

mercredi, 11 novembre 2009

Un esprit sain avec un ventre plein

Food.jpg

Voici une pancarte sur un camion de bonbonnes de gaz croisé à Goa. J’ai tilté parce que c’est TELLEMENT ça. L’Inde est un pays où tout (ou presque) passe par la bouffe. Evidemment il n’y a pas qu’en Inde. Dans ma famille aussi, ce qui compte c’est « cuisiner avec amour ». Mais en Inde, ça prend des proportions, je te raconte pas. Enfin si, je te raconte.

 

Tu arrives dans une famille ou pour un rendez-vous professionnel et on te donne à manger. Attention, c’est une offense si tu ne touches rien.

Tous les festivals ne tournent autour que d’une seule chose : la nourriture.

Les dieux ont souvent plus à manger – en offrande – que les dévots.

Un commentaire fréquent quand tu rentres de vacances : « t’as grossi mais ça te va bien » – sous-entendu, t’as bien mangé ! (Des fois, on te dit aussi que t’as maigri mais c’est nettement moins positif.)

La première réaction d’un Indien quand tu lui dis tu es français : « la nourriture n’a pas de goût chez vous, non ? ». Et puis dans la batterie de questions introductives : tu viens d’où ? où sont tes parents ? combien de frères et sœurs ? tu travailles ? tu cuisines ?

Et puis la nourriture ça se partage. Tu passes pour un gougnafier si t’as envie de te goinfrer ton butter chicken toute seule – parce que c’est LE truc que t’as envie de manger aujourd’hui…

 

Y a pas besoin de chercher bien loin dans un pays où :

Il y a eu 14 famines entre le 11ème et le 17ème siècle. Et puis encore 9 famines entre 1702 et 1966. Avec à chaque fois des millions de morts (source : wikipédia). L’OMC a déterminé que la dernière grande famine date de 1943 (la famine du Bengale, plus de 3 millions de morts) mais on ne va pas chipoter sur le nombre. Il est dit qu’il n’y a plus de famines en Inde mais d'après un rapport de l'UNICEF, la moitié des enfants souffrant de malnutrition dans le monde vivent en Asie du Sud. En Inde, 30% des enfants ont un poids insuffisant à la naissance et près de 50% conservent cette insuffisance pondérale à l'âge de trois ans.

On comprend l’importance de la nourriture…