vendredi, 27 novembre 2009
Le meilleur moyen d'apprécier l'Inde...
… c’est d’aller visiter un pays aux antipodes…
Je sors la tête de l’eau pour donner un peu de nouvelles !!
Pour commencer, rien de tel qu’un voyage en Russie pour se rappeler qu’on n’est pas si mal en Inde !! Et la principale différence – à part que les Russes noient l’insipidité de leur nourriture dans la mayonnaise et les Indiens dans le curry – c’est… le soleil !!
Et qu’on ne voit pas de nanas faire le grand écart en string dans un restaurant d’hôtel…
Sinon, l’eau n’est pas potable non plus. Sauf que ce n’est pas indiqué alors j’ai comme qui dirait liquidé le robinet. Et… Rien ! D’aucuns disent que je suis immunisée !!
Comme la clim est trop forte ici, le chauffage est trop fort là-bas. Marrant non ?
Voilà, vous l’aurez compris, je reviens de Russie… Et c’est à peu près tout ce que j’aurais retenu de la Russie après 3 jours de voyage (professionnel) là-bas… Pas de photo parce que je n’ai pas vu le centre ville et que bon, une usine reste une usine. Même dans la neige…
Contente d’être rentrée !! D’autant que ma bibliothèque est désormais remplie de mes auteurs français préférés, mon frigo de fromage de chèvre, et ma chambre de musique. Je ne me suis pas affichée avec une valise de 30 kilos pour 3 jours de réunion pour rien !!
13:26 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, russie
jeudi, 05 novembre 2009
3 ans, l'heure du bilan...
C'est quand même marrant que Sud Radio ait sélectionné le jour "anniversaire" de mes 3 ans en Inde pour une interview - dans le cadre d'une émission (Le Coeur au Sud) pour discuter de l'Inde, de mon expérience tout ça.
Alors voici une petite rétrospective :
§ 14/11/2006 : http://indiansamourai.hautetfort.com/archive/2006/11/14/i...
§ 2007 : nada
§ 05/11/2008 : http://indiansamourai.hautetfort.com/archive/2008/11/05/d...
Rien d’extraordinaire ces notes…
D’ailleurs Shiv me demande pourquoi je compte. Je fais pas exprès. Quand le 5 novembre arrive, ça fait tilt. C’est tout… Plus qu’un pays « génial », je trouve que l’Inde est un pays challengeant, où chaque jour est différent. Donc voilà, aucune idée de quand/si je rentre en France !!
J’ai repris mes notes et voici mon arrivée il y a 3 ans, écrite le soir même :
« Dans dix, cinq, quatre, trois, deux, une minutes, nous allons atterrir en Inde et je serai à presque sept mille kilomètres de chez moi. Je ne pourrai pas faire demi-tour. Bon, non, je ne suis toujours pas stressée. Ca m’intrigue de plus en plus cette histoire. Pas de stress non plus dans la (longue) queue de la douane, ni en attendant les bagages. Sans doute me suis-je mis en mode off ; le seul moyen chez moi de surmonter ma timidité c’est d’imaginer que c’est juste une espèce de rêve ! Flippant…
Trouver le type avec notre pancarte a failli se révéler une tâche ardue compte tenu le nombre de personnes qui attendaient à la sortie. Patrick a cherché à droite, moi à gauche et on a trouvé facilement finalement ! D’autorité le chauffeur m’a pris le chariot des mains. Soit.
Ca sent l’Inde ! Ca sent la même odeur que lorsque j’ai atterri à Delhi il y a six ans. Ca ne sent pas vraiment mauvais, ça sent la chaleur, l’humidité.
Sur le chemin, nous avons croisé deux enfants qui dormaient parterre, Patrick était révolté. C’est pour ça qu’il ne voyagera jamais en Inde pour le plaisir, il ne supporte pas la pauvreté absolue m’explique-t-il. A force de lectures, je me suis faite à l’idée que si les Indiens acceptent cette situation, j’en suis capable aussi… L’avenir nous le dira.
Le chauffeur arrête le chariot devant une mini-voiture bien défoncée. Ouhla, c’est pas gagné : nos cinquante kilos de bagages ne rentreront jamais et de toute façon cette voiture ne peut pas aller bien loin ! Heureusement, elle cache une autre voiture, plus grosse et plus moderne. On y a vraiment cru avec Patrick !
Dans le taxi, j’ai l’impression d’avoir toujours été là, c’est bizarre. Je comprends pas trop mal l’anglais (ou pseudo-anglais) du chauffeur, à l’inverse de Patrick. L’odeur, le bruit me sont familiers. J’ai déjà fait ce trajet il y a longtemps. »
19:19 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 17 septembre 2009
Y a ... qu'habite chez moi
Ma dernière aventure en date, en chanson.
Dédicace à Emilie qui m’a plus qu’épaulée !!
Plusieurs indices m'ont mis la puce à l'oreille
J'ouvre l'oeil
J'vais faire une enquête pour en avoir le cœur net
Ca m'inquiète
Y a des détails qui trompent pas
Les traces de dents dans le savon d’la cuisine
Sont franchement nettes
A coté de mon paquet d’pain d’mie
Y a des miettes de plastique suspectes
Y a des détails qui trompent pas
J'crois qu'y a un rat qu'habite chez moi !
Une tranche de pain de mie bien entamée
Des traces de pattes à côté de l’évier
C'est certainement pas les miennes
Des petites boules bizarres
Près de la fenêtre du salon
C'est un vrai cauchemar
Quelqu'un va devoir le massacrer !
De suite j’appelle papa
Puis une amie experte
Ranger toute la nourriture
Acheter de la mort aux rats
V'là qu'elle s'en prend à ma famille !
Y a des détails qui trompent pas
Au deuxième jour, une victoire de canard
La mort aux rats n’a pas bougé
Au troisième jour, toujours pas de rongeur et puis
J'ouvre les yeux, horreur c'est d'la folie !
Y a plus de poison !
Mais il passe par où ??
Y a des détails qui trompent pas
J'crois qu'y a un rat qu'habite chez moi !
Comment vais-je pouvoir glander chez moi en paix ?
Sans craindre d’être accueillie sur une colonie ?
J’appelle mon amie experte à la rescousse
Faut trouver sa cachette !
Y a pas de trou dans les placards
Y a un rat qu'habite chez moi
Y a aussi la gazinière à vérifier
Y a un rat qu'habite chez moi !
Y a des détails qui trompent pas
Y a une surprise sous la gazinière, j’ai trop peur d’y toucher !
Qu'est-ce que c'est que ça ? Mon Dieu, c'est la mort aux rats !
Le poison est encore chaud
C'est trop je porte plainte !
Je vais l'emmener au labo
Pour vérifier les empreintes
Au 6ème jour, la mort aux rats a bougé sous la gazinière, et puis plus rien
Le coupable je le tiens
Pourvu qu’il meure pas dans l’appartement
Avec une belle puanteur
Mais non il est parti
Et il me manque, mon invisible ami !
10:37 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : inde, rat
dimanche, 16 août 2009
Un petit air de famille?

07:31 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, matheran
jeudi, 13 août 2009
Sacré voisins!
Alors les Indiens ils sont forts pour se gratter les couilles mais pour ce qui est d’en avoir… des fois…
Même à Mumbai, dans « the » quartier, je me retrouve avec voisins qui passent leur temps à m’épier et à me balancer à mon proprio. Non mais on croit rêver !!
Mon frère reste une semaine et voilà mon proprio qui m’appelle pour me demander si j’ai pris un colocataire, ce qui est contraire aux termes de notre contrat…
Et puis alors, la blague. Je n’ai pas engagé de femme de ménage au vu de la taille de mon appart, de la magie de l’aspirateur et des emmerdements que ces bonnes femmes m’ont causés à Pune.
Et mes voisins, mes super voisins qui ne m’adressent jamais la parole, n’ont pas osé m’en parler. Enfin, c’est quand même un problème si y a personne pour vérifier ce qui se passe chez moi !! Déjà, quand j’ai refusé de payer pour le type qui ramasse les poubelles, c’est mal passé. Mais c’est une question de principe : le proprio fait partie de la copropriété et c’est à la copropriété de prendre en charge ce genre de chose, pas à moi. Et de toute façon, je suis capable de descendre un sac poubelle 2 fois par semaine. Mais c’est pas cool parce que j’aime bien le petit gars des poubelles, c’est le seul qui me dit « good morning » tous les matins ! Tiens je lui filerai des étrennes…
Mais revenons à la femme de ménage. Une voisine préoccupée a capté qu’un Indien dormait chez moi et lui a envoyé une maid, précisant que j’en avais besoin. Que nenni. La voisine est revenue à la charge le lendemain, via maid interposée. Mais toujours pas non.
Moralité : mais foutez-moi la paix bon sang !!
07:29 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : inde, mumbai, appartement, voisins, voisinages, society
mercredi, 05 août 2009
Toi le frère qui est venu...
Et voilà, un Raksha Bandhan de plus… C’est la fête des frères et sœurs. Mais cette année, c’est spécial : je vais pouvoir nouer un bracelet au poignet de mon frère qui est en visite !! Si c’est pas trop fort…
Alors voici ce que j’avais écrit l’année dernière sur ce festival : http://indiansamourai.hautetfort.com/tag/raksha-bandhan
Pour en revenir à mon frère Adrien : premier week-end « acclimatation en douceur » à Matheran : pas de voiture, juste du scrabble et des balades, parfois sous le soleil, parfois sous la flotte (http://indiansamourai.hautetfort.com/tag/matheran - enfin là les photos vont être différentes parce que c’était tout vert avec la mousson !).
Nous partons aujourd’hui pour 3 jours à Udaipur…
Happy Rakhi !
13:22 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, festival, frère et soeur, rakhi, raksha bandhan
mercredi, 15 juillet 2009
La brosse à dent
Après deux ans et demi de relation, je peux m’autoriser à quelques lignes sur ma relation avec Shiv. Honnêtement nous sommes plus un couple avec des différences homme-femme, voire même Shiv-Emilie que Indien-Française et je ne sais jamais sur quel dos mettre nos « clashs » : la différence culturelle, la différence de genre ou tout simplement la différence de personnalité ? A part pour la bouffe c’est hyper difficile !!
Mais voici un épisode qui illustre bien cette question épineuse :
Un matin, au tout début, alors que je dormais chez lui, je lui demandai sa brosse à dent. C’est pas que j’aime me laver les dents avec les brosses des autres mais je suis prête à ce sacrifice plutôt que de refouler du bec toute la journée… Il m’a donc prêté sa brosse, sans rien manifester
Quelques mois plus tard, je lis un livre, The French Lover (comment ne pas lire un livre pareil, une Indienne à Paris qui se fait avoir par un donjuan de chez nous ??) et découvre un cliché sur les Français (un parmi tant d’autres dont regorge le livre) que je ne connaissais pas. Je m’explique. L’héroïne, une Indienne envoyé en France pour rejoindre son mari indien, après s’être fait avoir par un donjuan de chez nous et quitté le domicile, se réfugie chez une copine de l’usine. Laquelle se révèle lesbienne (bah voyons) et pique la brosse à dent de l’Indienne. Alors là c’en est trop ! Passe encore les attouchements sexuels, mais la brosse à dent, alors là elle dit non. Elle va en acheter une nouvelle, révoltée contre ce manque d’éducation typiquement français…
Quelques mois plus tard, je parlais de ce passage à ma mère et ajoutai que Shiv n’avait rien dit quand je lui avais pris sa brosse à dent. Et c’est ma mère qui a trouvé dégueu que j’utilise sa brosse à lui !!!
Quelques semaines plus tard, je raconte toute la chose à Shiv, qui finit par m’avouer que si, au début ça l’a choqué – il a bien caché son jeu le fourbe – mais qu’il n’a rien osé dire et s’est habitué. J'ai donc demandé s'il me cachait d'autres choses du style... Devinez la réponse? Mais non... A moi de découvrir les choses au fur et à mesure!!
Conclusion ? Aucune idée, je suis encore confuse !!
07:15 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, relation, différence culturelle, brosse à dent
mercredi, 08 juillet 2009
Poule mouillée?
Ce matin, j’ai hésité à aller travailler. Non non pas par fainéantise mais plutôt cas de force majeure : la pluie. Et oui, c’est le bruit qui m’a réveillée (enfin, en plus de mon réveil). Pas le bruit des travaux d’à côté ni des rickshaws dans la rue mais le bruit de la pluie. Des trombes.
Après mûre réflexion enfoncée sous les draps comme un soir d’orage à la campagne, j’ai fini par me dire que si je me laissais déborder (c'est le cas de le dire!) dès le premier matin de pluie ça n’allait pas le faire et je me suis donc extirper du lit, motivée…
Je suis quand même arrivée un peu en retard : il m’a fallu du temps pour décider que porter. Notamment les chaussures… Vous me croirez ou pas, j’ai mis les bottes de côté – pas d’humeur à jouer Martine part à la pêche aujourd’hui (le prends pas mal Martine) – et opté pour les ballerines. C’est vite mouillé mais ça sèche vite aussi ! Un K-Way et j’étais parée.
Sauf qu’arrivée au rez-de-chaussée, y avait 5 centimètres d’eau… Je suis donc remontée dare-dare enfiler mes magnifiques bottes bleues et suis partie travailler, ignorant les blagues du rickshaw qui m’a conduite (facile, j’ai rien compris !).
La mousson à Bombay, ça promet !
06:58 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, mumbai, mousson, pluie
mardi, 07 juillet 2009
Famille indienne en voyage
La famille indienne
Une grande première pour mon retour de vacances, départ de Londres : un vol Air India affrété par Air India (en général, en direction et retour de Paris, les vols Air India sont affrétés par Air France).
Pas plus tôt entrée dans l’avion je vois la différence : pas ou très peu de Blancs et ça sent la bouffe. Mais à la limite, ça on s’en fout.
Pas plus tôt assise, une mère de famille commence à faire une scène : les 6 sièges qui lui ont été attribués ont moins de place pour les jambes que les autres. Ben voyons. Surtout qu’en plus elle fait un mètre cinquante maximum et son mari peut-être un mètre soixante. Elle a réussi à mettre un steward carrément en pétard – ce qui m’a en fait servi par la suite.
Pas étonnant que Air France ait un code de conduite spécial à l’adresse des employés pour les passagers indiens… Parce que cet employé-là, il a carrément perdu patience.
Et ce n’était que le début…
Leur mioche d’un an s’est mis à hurler au bout de 10 minutes, et ça n’a pas arrêté. Huit heures non stop. Pas une larme non, rien que des cris. Et rien. Ils ne faisaient rien pour l’arrêter. Pas de guilili, pas de jouet, pas de promenade. Qu’il hurle. A une heure de l’arrivée j’ai perdu ma patience à moi et demandé au père de « faire quelque chose ». J’y connais rien en gamins mais quand même, j’ai jamais vu ça (ou du moins entendu). Et là, tu me crois ou pas, le gniard s’est tu. Je n’ai pas su comment réagir : soulagement ou colère ? Finalement, j’ai eu envie d’hurler au foutage de gueule… Shiv m’a retenue. Pour finir, l’autre a recommencé son cirque au bout d’un quart d’heure…
Là-dessus, pour faire taire leur gamine de 3 ans, qu’est-ce qu’ils ont trouvé de mieux ? Un DVD. Mais bien sûr. Et les écouteurs ? Euh non pourquoi ? Après une demi-heure de dessins animés plein pot j’ai demandé au steward d’intervenir. Il n’a pas hésité une seconde !!
Et faut voir dans quel état ils ont laissé leur rangée…
Bref, à l’arrivée : l’avion n’était pas arrêté que tout le monde était debout. Non, sans rire. Et personne n’a rien dit. D’habitude y a toujours un steward hystérique qui court après tous les rebelles en leur demandant de s’asseoir…
Ensuite, passage obligatoire au stand H1N1 pour tamponner un papier spécial stipulant nos conditions de santé. Soit. Je viens de lire dans le journal que ce jour-là, 13 000 passagers sont passés par ce stand. 2 ont été retenus et testés positifs et 5 mis en quarantaine. Alors chapeau pour l’initiative ! Pas vu ça ni en France ni à Londres (où y a même pas eu un seul contrôle de passeport d’ailleurs).
Et pour finir – en beauté – on a mis plus d’une heure à récupérer les bagages. J’ignore à quoi jouaient les employés de l’aéroport ce soir-là mais ils changeaient les numéros de tapis toutes les 5 minutes, renvoyant les passagers d’un bout à l’autre du hall d’arrivée des bagages et c’était carrément bordélique. Et pour ajouter au plaisir, les employés d’Air India étaient en grève – la compagnie étant au bord de la faillite, le gouvernement parle de vendre – et nos bagages ont tranquillement attendu sous la flotte pendant que je me demandais « mais que diable allais-je faire dans cette galère ? »…
06:31 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 06 juillet 2009
Finies les vacances...
Retour en Inde après deux semaines sur les routes européennes, notamment italiennes. Très beau pays l’Italie, mais alors les Italiens, ils nous ont donné du fil à retordre. Voire carrément blasés… Et voilà-t-y pas qu’en rentrant en Inde je rencontre mon nouveau voisin, un… Italien. Si si si.
Une des principales différences entre l’Inde et la France, hormis le fait que les mendiants français ont leurs quatre membres intacts (ou à peu près) c’est qu’en France j’entends le tic-tac de ma montre, bruit à peine saisi ici…
08:29 Publié dans Histoires de Samouraï | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


































