samedi, 20 juin 2009
Découpage territorial de l'Inde
J’étais surprise en me rendant à Goa pour le Xième fois que Goa avait été occupé par les Portugais jusqu’en 1961. Alors je me suis lancée dans une petite recherche du découpage territorial indien. Et ça a été l’occasion de découvrir que mes ancêtres n’ont pas seulement élu domicile à Pondicherry mais dans 4 autres endroits (voir la carte) – n’y voyez là aucune fierté, juste de la curiosité…
L’Inde britannique (=Inde actuelle+Pakistan+Bangladesh+Bhoutan) état faite de 2 types d’Etats. Les Provinces (au nombre de 15) étaient dirigées directement par les officiers britanniques, soit un gouverneur ou un « chief commissioner », désignés par le Viceroy. Les Etats princiers Provinces (plusieurs centaines) étaient sous la coupe de dirigeants locaux, héréditairement, qui reconnaissaient la souveraineté britannique en échange de leur autonomie locale.
Deux autres pays européens avait des possessions en Inde : l’Inde portugaise comptait les enclaves costales de Goa, Daman et Diu, Dadra et Nagar Haveli ; et l’Inde française comptait 5 enclaves : Chandernagore, Yanaon, Pondichery, Karikal, et Mahe.

Avec la partition de l’Inde et du Pakistan en 1947, les provinces et Etats princiers furent assignés à l’un des deux pays et deux provinces, le Punjab et le Bengal furent divisés suivant les lignes religieuses et partagés entre les deux. Le dirigeant musulman d’Hyderabad tenta de rester indépendant mais l’armée indienne intervint et Hyderabad fut incorporé à l’Inde. L’Inde et le Pakistan se disputèrent le contrôle de l’Etat princier du Jammu et Kashmir ; l’Etat avait une majorité musulmane mais son dirigeant hindou le fit incorporer à l’Inde (en 1957).
En 1950, la Constitution indienne prit effet et l’Inde créa 3 différentes catégories d’Etats (A, B, C).
L’enclave française de Chandernagore vota en 1949 son incorporation à l’Inde (effective en 1952), devenant partie de l’Etat du West Bengal en 1954. Pondichery, Yanaon, Karikal, et Mahe devinrent un territoire de l’Union en 1962. Dadra et Nagar Haveli furent occupés par les Portugais jusqu’en 1954 et Goa, Daman et Diu jusqu’en 1961, après quoi ils devinrent des territoires de l’Union.
En 1956, la Loi sur la Réorganisation des Etats prit effet, abolissant la distinction entre les catégories A, B et C et redéfinissant les frontières des Etats selon des lignes linguistiques. Depuis plusieurs Etats et territoires de l’Union furent créés à partir d’Etats existants. En 2000, 3 nouveaux Etats furent créés : Jharkhand (anciennement partie du Bihar), Chhattisgarh (Madhya Pradesh) et Uttaranchal (Uttar Pradesh).
Aujourd’hui il y a en Inde 28 Etats, 6 territoires de l’Union (Andaman and Nicobar Islands, Chandigarh, Dadra et Nagar Haveli, Daman et Diu, Lakshadweep, Pondicherry) et un National Capital Territory (Delhi).
Sources : http://www.sacred-destinations.com/india/india-states.htm...
Pour en savoir plus sur l’Inde française : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tablissements_fran%C3%...
14:15 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, territoires, etats, provinces, découpages, chandernagore, yanaon, pondichery, karikal, et mahe
jeudi, 18 juin 2009
A la piscine
Chaque fois que je vais à la piscine en Inde (avec des Indiens dedans), j’hallucine. Prenons par exemple la baignade d’une demi-heure avec mes collègues à Goa. J’ai donc rejoint Laurel et Hardy pour une baignade matinale. Hardy a décrété tout de go* qu’il ne savait pas nager et se contenta de faire rouler son bide sur l’eau. Et Laurel y a vu une opportunité de se « distinguer » et nous a fait une belle démonstration des capacités des nageurs de la côte du Karnataka où il est né ; on voit le type qui travaille dans la nourriture pour chien : il maîtrise la nage du petit chien !!
Ce n’est pas triste non plus quand je vais avec ma pote à la piscine de son « club ». Il a le mérite d’avoir décidé d’apprendre à nager il y a quelques mois. Son plus gros challenge : faire une longueur (de petite piscine) sous l’eau. Après force entraînement il me montrait le résultat et ma voisine, ébahie, se tourna vers moi pour me demander : « he is doing underwater » ? (il nage sous l’eau). Quand il a rejoint l’autre bord après une splendide diagonale il fallait voir son air admiratif !!
Pour ceux que ça intéresse, ça fait 3 mois que j’essaye de lui apprendre la galipette dans l’eau et le résultat est toujours pathétique…
En guise de conclusion, loin de moi l’idée de me moquer des Indiens qui ne savent pas nager (quasiment tous en fait), c’est juste rigolo, on ne peut rien y faire !
* Je ne savais pas d’où me venait cette expression quand je l’ai tapée alors j’ai cherché : « Expression apparue au milieu du XVIIe siècle. Elle est une déformation de l'expression 'tout de gob', gob étant un substantif tiré du verbe gober. 'Avaler tout de gob' voulait dire "avaler d'un trait" ». Source : http://www.expressio.fr/expressions/tout-de-go.php
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mardi, 16 juin 2009
Un million de « Slumdogs » bientôt expulsés de Dharavi
Par Louis Villers | Directeur de la rédaction de LINTER... | 30/03/2009 | 13H50

Avant de rentrer, Selwyn pousse légèrement le rideau de sa « maison » et y glisse un œil. Il ne veut pas que je voie sa femme en train de dormir. Toute la famille -cinq enfants et deux parents- dort dans cette pièce, de neuf mètres carrés, à même le sol. Angel, six mois, est suspendue au toit par un drap. Il y a une télé, un ventilateur, des ustensiles de cuisine.
Dehors, les égouts passent au pied de la porte, emplissant la pièce d'une odeur lourde et nauséabonde. On ne voit pas la lumière du jour, tant la façade voisine jonchée de linges séchant est proche. Il fait chaud, il n'y a pas d'eau, ils sont entassés, les télévisions marchent en continu. Bienvenue à Dharavi, le « plus grand bidonville d'Asie », au cœur de Bombay.
Sur son lieu de travail, quelques minutes plus tard, Selwyn et ses collègues rejoignent leur machine à coudre. Il y en a une dizaine dans ce petit local sombre, et même en ce mois de janvier, il fait bien trente degrés à l'intérieur. Ils travaillent douze heures par jour, n'ont pas le droit à un seul retard, à un seul jour de repos et gagnent à peine quarante euros par mois. Mais ils ne se plaignent pas, ils savent qu'ils ont de la chance d'avoir cet emploi. Les sacs de cuir qu'ils fabriquent seront vendus, à quelques centaines de mètres du local, à M. Kale, propriétaire d'une petite boutique de cuir qui se chargera de les exporter.

Le fils de Selwyn parcourt les rues toute la journée, véritables montagnes de déchets, pour ramasser tous types de morceaux de fer : clous, copeaux, débris. Il les revendra quelques roupies à un ferrailleur. Sa mère, elle, s'est installée une petite nappe à même le sol, non loin de la gare de Mahim, sur laquelle elle vend des fruits. Tous rêvent d'échappées, ils y seront forcés.
L'opportunité du millénaire
« L'opportunité du millénaire ». Dans tous les grands journaux, des publicités la vantaient. Le gouvernement a décidé de vendre Dharavi, terrain de 215 hectares occupé par un million de personnes, à cinq promoteurs étrangers chargés de reconstruire entièrement la zone : nouveaux immeubles, écoles, hôpitaux, égouts, assainissement des eaux…
Dans moins de sept ans, Selwyn et toute sa famille se verront offrir un appartement de 25 mètres carrés, avec électricité et eau courante. Ils ne vivront plus au milieu des mouches, des rats et des scorpions. L'opportunité du millénaire. Promesse d'un avenir meilleur. Et pourtant, rares sont les habitants de Dharavi à souhaiter ce plan.

Le gouvernement s'est pourtant engagé à reloger tous les habitants. Les 57 000 familles, soit 300 000 personnes. « 300 000 ? Mais nous, nous sommes un million ! », s'exclame Ganesh, propriétaire engagé d'une mercerie. Selon la National Slum Dwellers Federation (NSDF), le bidonville de Dharavi compte entre 600 000 et un million d'habitants. Connaître leur nombre exact est impossible quand l'on sait que des centaines de personnes débarquent à Dharavi chaque jour.
Pour compliquer la tâche, pour chaque programme de relogement, cinq ou six personnes différentes deviennent étrangement propriétaires d'un taudis, en espérant récupérer un nouvel appartement. Les autorités sont donc, à juste titre, très vigilantes. Factures d'électricité, cartes de rationnement, amendes, accords communautaires et recensements deviennent donc de fragiles preuves de propriété. Dans tous les cas, aucune personne arrivée après 1995 ne pourra être reconnue « habitante de Dharavi », une injustice contre laquelle se battent activement les associations.
Une économie menacée
En réalisant ce plan, c'est toute l'économie du bidonville qui sera anéantie. Selon la Société de promotion des enquêtes territoriales (SPARC), Dharavi génère un chiffre d'affaires annuel de plus 340 millions d'euros. Les gens vivent sur leur lieu de travail, la famille de Selwyn en est un bon exemple.

Dharavi n'est pas une « cité dortoir », mais une véritable usine. Même si les conditions de travail sont très difficiles, même s'il n'y a aucune protection des salariés, tout le monde trouve un emploi, trouve de quoi survivre avec n'importe quel type de travail. Alors que se passera-t-il si le gouvernement offre à chacun un petit appartement ?
Toutes les petites usines seront rasées et le propriétaire d'un local de 80m², employant parfois jusqu'à quinze personnes, se retrouvera avec un petit appartement de 25 m². Il n'aura plus qu'à acheter les 59 mètres carrés au prix du marché -option à oublier dans une ville qui compte le cinquième quartier d'affaires le plus cher au monde. Ruiné, il devra quitter Dharavi, laissant derrière lui quinze employés au chômage.
Même si Mukesh Mehta, l'architecte responsable du projet de développement de Dharavi, assure que des « opportunités d'espaces industriels » seront offertes, les propriétaires restent sceptiques. Aucun habitant des bidonvilles ne saurait vivre au septième étage d'un immeuble. Ils sont en permanence dans la rue, au pied de leur porte, à faire mille et un petits boulots qui leur apportent l'assiette de riz du soir. Aucun d'entre eux ne restera à Dharavi.
Une habile manière de faire fuir les habitants
Finalement, Dharavi deviendra un quartier résidentiel pour les classes moyennes. Ce projet de redéveloppement n'est qu'une habile manière de faire fuir tous les habitants.
Depuis 1936, sept plans de réhabilitation ont déjà été menés à Dharavi, et à chaque fois, les habitants du « slum » ont revendu leurs appartements et ont recréé un bidonville. La plupart de ces appartements sont laissés vacants aujourd'hui. Dans ce quartier si autonome, entièrement contrôlé par la mafia, ce plan est un échec assuré.

De nombreuses questions restent floues. A qui reviendront les titres de propriétés ? A chaque habitant ? Impossible, tant la mafia est implantée. A la mafia ? Evidemment, non. Comment faire pour que les habitants ne revendent pas leurs appartements ? Comment préparer l'exode massif qui se profile ? Le déplacement de milliers de personnes dans un autre endroit de Bombay pose, lui aussi, de nombreux problèmes : rejoindront-ils les bordures de voies ferrées, zone extrêmement dangereuse ? Auront-ils accès à l'éducation, à la santé ? Les moyens de transports seront-ils adaptés ?
L'oscar à Hollywood ne retiendra pas les bulldozers
Quatre Golden Globes, oscar du meilleur film parmi huit récompenses, « Slumdog Millionnaire » sort Dharavi de l'ombre. Accoudé à la table d'un café chic de Bombay, Irrfan Khan, l'un des acteurs majeur du film, me fixe en soupirant.
Il ne pense pas que le film puisse changer le cours des événements. Il a visité ces ruelles, décors d'enfance de Latika et Jamal. Il ne sait pas si, dans trois ou quatre ans, elles ne seront plus que des images d'archives. Il a goûté à cette joie qui vous prend au tripes quand vous parcourez ces rues, quand vous rencontrez ces habitants qui ont une envie extraordinaire d'avancer malgré leur dénuement.
Face aux puissances financières, les habitants de Dhavari n'ont aucune chance. Mais ils ont, ce qui, toujours, les sauvera : la joie, la débrouillardise et la volonté.

Photos : dans le bidonville de Dharavi, à Bombay (Louis Villers).
En partenariat avec : LINTERVIEW.FR
Source: http://www.rue89.com/2009/03/30/un-million-de-slumdogs-bi...
13:35 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, bidonville, expulsion, dharavi, slumdog
jeudi, 11 juin 2009
Recette indienne: Butter Chicken
C’est la première fois que l’idée me vient en 2 ans et demi : et si je lâchais un peu mes pates Barilla et ma purée Mousseline (importée) et me lançais dans… la cuisine… indienne !
Si vous voulez vous y essayer, voici la recette (pas encore testée) de mon plat préféré : le Butter Chicken.
Ingrédients :
1 poulet entier
2 tomates écrasées dans un mixer
2 oignons, coupés
1 cuiller à soupe de pâte gingembre-ail (ginger-garlic paste)
15 noix de cajou en pâte
1 ½ cuiller à soupe de beurre
3 cuiller à soupe de crème
1 cuiller à café de poudre de piment (chilli powder)
De l’huile pour frire
Du sel
Pour la marination
1 cuiller à soupe de tandoori masala
½ cuiller à soupe de garam masala (si ça n’existe pas tout fait, il faut mélanger de la poudre de clous de girofle, de canelle et de cardamome)
2 cuiller à soupe de jus de citron
½ cuiller à café de graines de cumin (jeera)
5 cuiller à soupe de yaourt
Méthode :
Faire mariner le poulet dans la marinade pendant une heure.
Faire chauffer l’huile dans la poêle et frire le poulet pendant 10 minutes.
Enlever le poulet et le mettre de côté.
Dans ce qui reste d’huile frite, faire dorer les oignons puis ajouter la pâte gingembre-ail et faire frire en balançant des gouttes d’eau de temps à autre, jusqu’à ce que l’huile se sépare.
Ajouter la pâte de noix de cajou, le piment en poudre, la pâte de tomate et faire cuire pendant 10 minutes.
Ajouter le beurre, la crème et le poulet.
Bien mélanger et faire cuire jusqu’à ce que ce soit prêt
Ben mon vieux ça n’a pas l’air trop compliqué tout ça !
Source : http://www.recipesindian.com/indian_recipes/indian_chicke...
13:11 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, recette, butter chicken
mardi, 09 juin 2009
Séance de ciné à l'indienne
Même aller au cinéma en Inde c’est différent d’ailleurs… Il faut :
1. Faire la queue pour les tickets. Attention, les filles d’un côté, les mecs de l’autre. Pour éviter les jeux de main, jeux de vilains. Mais pas de département filles dans le cinéma…
2. Chercher son siège dans la salle. Comme au théâtre, les places sont numérotées et faut avouer que c’est bien pratique : pas besoin de se taper la queue pour l’achat des billets ET pour avoir les bonnes places….
3. Se lever quand le drapeau indien apparaît sur l’écran : c’est l’heure de l’hymne national.
Et alors là c’est hyper curieux : à chaque fois j’ai la gorge qui se serre et les yeux qui piquent quand je vois tous ces Indiens se lever et chanter leur hymne. Certains y verraient un excès de nationalisme, j’y vois plutôt un effort de se construire en tant que nation. Parce que pour l’instant, dire à un Indien du Punjab : « Oh je connais plein d’Indiens du Kerala », c’est un peu comme dire à un Suédois : « Oh j’ai plein d’amis en Espagne. » Genre c’est bien et alors ??*
C’est pas dans tous les cinémas mais quand le cinéma projette l’hymne, il le fait quel que soit le film – les blockbusters américains n’y échappent pas !
4. Profiter de l’ « intermission » (ou pause), quelle que soit la durée du film pour aller faire un tour. On finit par s’y habituer et ça manque lors d’une séance française !
5. Emmener un pull parce qu’il caille sévère, surtout comparé à la chaleur extérieure.
6. Si à Delhi, faire bien attention à ne pas emmener de sac (n’importe quel sac à part un sac à main). La sécurité rigole pas avec ça. Et c’est facile de se faire avoir quand on va au cinéma dans un méga-complex de shopping ;)
7. Savoir être patient quand, pendant un film d’horreur, les gens s’interpellent d’un bout à l’autre de la salle : soit en lançant un prénom au hasard, et celui qui porte le prénom doit lancer un autre prénom et ainsi de suite ; soit en imitant les animaux de la ferme à tour de rôle. Véridique !
* L’Inde a acquis son indépendance en 1947, construit sa République en 1950. L’Inde est aujourd’hui composée de 28 Etats, 6 territoires et le territoire de la capitale New Delhi (New Delhi Capital Territory) et c’était « pire » avant l’arrivée des Anglais : l’Inde n’était qu’une multitude d’Etats princiers, il n’y avait aucune notion de « territoire indien ». Il y a 24 langues officielles (l’hindi, l’anglais et 22 autres). Alors parler d’unité indienne…
12:12 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, cinéma, film, hymne national
dimanche, 07 juin 2009
Freddie Mercury
Freddie Mercury « a répliqué dans la musique populaire ce que d’autres Indiens – comme Salman Rushdie et Vikram Seth – on fait en littérature: prendre la forme artistique du colonisateur et la représenter d’une manière plus riche et plus flamboyante que beaucoup d’Anglophones n’auraient cru possible. »
C’est en écrivant le post d’hier que j’ai découvert que Freddy Mercury était un Parsi… Indien je crois que quelqu’un me l’avait déjà mentionné, mais ça a à nouveau été une surprise de le réaliser !
Enfin, Indien, c’est un bien grand mot…
Il est né à Zanzibar (protectorat britannique alors, aujourd’hui intégré à la Tanzanie) – quand on lui demandait d’où il venait, il répondait fréquemment « Zanzibar » et personne n’allait chercher plus loin…
Ses parents, fonctionnaires britanniques, étaient Parsis, originaires du Gujarat. Il est d’ailleurs né sous le nom très parsi de Farrokh Bulsara – quand on lui demandait d’où il venait, il lui arrivait également de répondre « Perse » et personne n’allait chercher plus loin (c'était un mec très secret sur sa vie privée comme on peut le voir, n'hésitant pas à mentir ou déguiser la vérité…) Si ses très lointains ancêtres venaient effectivement de Perse, ce n’était pas vraiment son cas.
Il a vécu en Inde, dans la région de Bombay de 7 à 17 ans, pour ses études.
J’aime bien ce qu’en dit le Time : « Quand tu connais [les origines indiennes] du Bulsara, les charactéristiques de sa musique prennent tout leur sens. Le baroque prospère dans une chanson comme Bohemian Rhapsody, les signatures complexes du temps, les flamboyants costumes de scène et l’incorporation naturelle de styles musicaux du jazz au gospel en passant par le rock and roll des années 50 : si les meilleurs metteurs en scène et scénaristes de Bollywood pouvaient concevoir un groupe de rock ce serait quelque chose comme Queen, et son chanteur serait un paon à moustache vêtu de lycra. »*
A propos de moustache, on a dit que Freddie Mercury la laissait pousser (au début des années 80) pour suivre la mode homosexuelle « nouveau clone »** mais à la lumière de ses origines indiennes, a-t-on besoin de chercher si loin ?? c’est ptêt juste génétique !!

Sources:
* http://www.time.com/time/asia/2006/heroes/at_bulsara.html...
http://parsikhabar.net/about-freddie-mercury-being-a-pars...
11:49 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : freddie mercury, inde, bombay, parsi, farrokh bulsara
samedi, 06 juin 2009
Parsis
Je parlais hier des églises de Bandra. Mais il faut savoir qu’il y a également un temple-feu parsi, le Tata Agiary, construit environ en 1884. Et vous allez voir que ce n’est pas rien… Mais d’abord, c’est quoi un « temple-feu » ??
Un « temple-feu » est un temple qui abrite le feu sacré des pârsî ou « parses » – de Pârashika, peuple de Perse (Iran) – adeptes du parsisme, confession dérivée du zoroastrisme.
Préserver la pureté de l'eau, de la terre, de l'air et du feu est un précepte des adeptes de cette religion. Cependant, comme l'air, l'eau et la terre sont les éléments divins qui existent sans le concours de l'être humain alors que le feu est l'élément divin qui a besoin du concours de l'homme pour être entretenu, pour continuer d'exister, les Zoroastriens vénèrent plus que tout le feu sacré car il exprime mieux que tout le véhicule de communication entre Ahura Mazda et les hommes. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les Parsis ne pratiquent pas la crémation comme les hindous, pour ne pas souiller le feu. Les corps ne sont pas inhumés pour les mêmes raisons mais exposés dans les tours du silence ou dakhmâ de façon à être décharnés par les vautours.
L’épopée du feu
Dans la religion zoroastrienne, il existe 3 types de feu : Atash Behram, Atash Adaran et Atash Dadgah. Avec le temps, ces grands feux, ainsi que d’autres, furent déplacés et parfois mélangés les uns avec les autres. La plupart des temples-feu furent détruits lors des conquêtes de l’Iran par les Arabes, les Turcs et les Mongols.
Au 8ème siècle, fuyant la persécution religieuse, ils prirent la mer et arrivèrent sur l’île de Diu, près de la côte indienne. Ils vécurent sur cette île pendant 19 ans puis ils partirent sur le continent indien. Pendant la traversée, ils furent surpris par une immense tempête, prièrent et promirent de construire un Atash Behram si Behram, le Dieu de la Victoire, les sauvaient. Ainsi fut fait. Ils amerrirent au Gujarat où le roi hindou leur offrit refuge et construire le temple dans la centaine d’années qui suivirent.
Il faut savoir que le feu consacré ne fut pas amené d’Iran, seulement les cendres pour maintenir une continuité dans le rituel.
Le Sanjan Atash Behram était le premier feu sacré des Parsis en Inde. 300 ans après son installation, le Sanjan fut envahi par les Musulmans mais les prêtres de Sanjana réussirent à sauver l’Atash Behram (le feu) et le mirent à l’abri dans une cave, pendant 12 ans.
En 1661, Bombay devint une colonie britannique et la Compagnie de East India en fit le port le plus prospère de l’Inde. Beaucoup de Parsis déménagèrent à Bombay, Ils participèrent depuis très largement à la vie économique de la région, en particulier à la formation de la ville de Mumbai (anciennement Bombay), où ils occuperont une place importante dans l'administration et la culture.
Des temples-feu furent bâtis et le 2ème Adaran d’Inde fut établis en 1735 – il y en a aujourd’hui plus de 50 en Inde (feux Adaran) tandis qu’il y a 8 feux Atash Behrams.
Une minorité en voie de disparition
La population pârsî décroît, elle est passée de 114 000 en 1941 à 76 000 en 1991, soit une chute de 33% en 50 ans. Ceci s'explique par le fait qu'ils refusent les conversions et ne doivent se marier qu'entre eux (ce qui était une des conditions de leur intégration lorsqu'ils se réfugièrent en Inde). La majeure partie d'entre eux, soit 56 000, vit dans la ville de Mumbai. Les pârsî de plus de 65 ans représentent 29% de la population à comparer aux 5% de la population générale en Inde.
Parmi les pârsîs célèbres, on trouve les famille d'industriels Tata, Dubash, Godrej, Pandole, Karkaria, le chef d'orchestre Zubin Mehta et le chanteur de rock Freddie Mercury. Ainsi que Feroze Gandhi, le mari d’Indira Gandhi.
Je ne sais pas encore quel feu le Tata Agiary de Bandra abrite, je vais devoir aller voir par moi-même…
Le portail des parsis à Mumbai : http://parsikhabar.net/
Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Parsi; http://www3.sympatico.ca/zoroastrian/fire-temple.html
NB : Zoroastre n'a jamais prétendu être un prophète, il s'est contenté de donner des directions de recherche spirituelle. Les zoroastriens considèrent que leur dieu n'a pas besoin d'adoration, pas besoin d'intermédiaires, ne les menace pas de l'enfer pour leur promettre le paradis et ne joue pas de l'ignorance des peuples.
Dans la doctrine de Zoroastre, chaque personne répond de ses actes en vertu de la nature de son « Fravahr », l'équivalent du karma hindouiste. La doctrine se résume en une maxime : Humata, Hukhta, Huvarshta ("Bonnes Pensées, Bons Mots, Bonnes Actions").
Chez les zoroastriens les rites sont assez légers : prier cinq fois par jour pour se rappeler que la droiture est une bonne chose, que le bien est une bonne chose; faire une fête une fois par mois, plus cinq jours pour préparer le nouvel an. En se purifiant, prendre le repas avec nappe, nourriture, pains et fleurs.
09:33 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, mumbai, bombay, parsi, temple-feu, tata agiary, zoroastra
vendredi, 05 juin 2009
Bandra
Ca fait désormais plus de 3 mois que j’ai emménagé à Bandra et mes trajets se limitent pas mal à : chez moi, le bureau, la salle d’aérobic et l’aéroport domestique. Ma faute, ma faute, je deviens paresseuse et
Et pourtant, j’habite pas dans le quartier le plus dégueu… Les gens viennent exprès à Bandra pour les magasins (Linking Road), les bars, les restaurants et les célébrités…
Il paraît que Aamir Khan, Salman Khan, Shah Rukh Khan, Sunjay Dutt, pour ne citer que les plus célèbres, habitent à Bandra… (pour connaître les adresses de leurs collègues bombayites : http://planetbollywood.com/address.html).
Comme je n’ai croisé personne, je crois que je vais commence à fréquenter les lieux branchouilles, lounges, bars et compagnie. Apparemment les plus connus sont :
Mumbai Times Café / Temptation / Hawaiian Shack / Zenzi / Toto’s Garage / Kabbana / Boat Club / Poison Lounge Bar / Fluid / Trafalgar / Pause / Atrium Lounge / Olive Bar & Kitchen / Bonobo bar / Aurus / Yacht
Ca fait pas mal ! Et puis à chaque fois c’est une pause hors de l’Inde (de par le décor, l’ambiance, les gens)…
Pour le détail des adresses : http://www.mumbainet.com/template1.php?CID=18&SCID=2<...
Et pour finir, un peu d’histoire. En 1543, les Portugais se sont emparés des 7 îles de Bombay. Ils donnèrent aux Jésuites l’entière possession de Bandra, Parel, Wadala et Sion. En 1570 les Jésuites construisirent un collègue et une église à Bandra, St Anne’s College – vous me croirez ou pas mais c’est là que j’ai mes cours d’aérobic, dans le gymnase de ce college !!
Bandra a la plus grande concentration d’églises romaines catholiques au monde : 6 églises avec leurs propres paroisses dans une zone de 4 kms carrés. A voir notamment : Mount Mary’s Basilica, Mount Camel, St Peter’s Church, St Andrew’s Church, St Theresa’s Church, St Anne’s et St Aloysius.
09:36 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, mumbai, bombay, bandra, églises, lounges, bars
mercredi, 03 juin 2009
Mousson 2009, ça va barder!
Message du consulat:
La municipalité de Bombay (BMC) a diffusé un communiqué sur les risques d'inondations prévisibles durant la mousson 2009. En effet, la conjonction de fortes marées et de pluies, même modérées, pourrait entraîner des inondations à Bombay, notamment dans les quartiers suivants : Lower Parel, Bandra Kurla Complex, Kalina, Andheri, Borivali, Malad, Navi Mumbai.
Des alertes sont lancées pour les jours suivants :
- mercredi 24 juin : marée haute (4,95 m) à 13h41 ;
- jeudi 25 juin : marée haute (4,97 m) à 14h24 ;
- jeudi 23 juillet : marée haute (5,01 m) à 13h23 ;
- vendredi 24 juillet : marée haute (5,05 m) à 14h03 ;
- samedi 25 juillet : marée haute (4,94 m) à 14h43.
Les écoles seront fermées le 24 juillet (amplitude de marée record depuis plus de 100 ans).
Le Consulat Général de France vous invite donc à la prudence pendant les jours concernés par ces fortes marées. Il est recommandé d'éviter les déplacements, spécialement en voiture, et de décaler les voyages prévus à Bombay à ces dates.
Par ailleurs, on attend de fortes vagues le 22 juillet, en raison d'une éclipse de soleil. Les plages et bords de mer sont donc à éviter ce jour-là.
Pour mémoire,
contacts en cas d'urgence :
- n° de permanence du consulat : (0)9820321452
- votre responsable d'îlot, M. Benoît FRAYSSE : (0)9820529868 ;
09:10 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : inde, bombay, mumbai, mousson, 2009, pluie
mardi, 02 juin 2009
Un Indien qui se moque des Indiens! et des autres...
J’ai découvert un peu par hasard Russels Peter : un comique canadien d’origine indienne qui en met plein la tronche à tout le monde : Chinois, Mexicains, Coréens et… Indiens ! (entre autres)
Quelques vidéos (en anglais) pour se mettre de bonne humeur en ce début de semaine…
Indian Penis
Gay Indians
06:34 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, russel peters, comique, sketch, indian penis, gay indians

































