lundi, 21 juillet 2008
Histoire de chiottes - Episode X
C’est marrant, la presse se concentre beaucoup sur les histoires de chiottes en ce moment.
Par exemple, un article intitulé ‘Les chiottes comme cadeau de mariage’ Loo as a wedding gift_060708.pdf. En fait ça raconte la success story d’un mec de la campagne qui, après avoir gagné un peu d’argent s’est recyclé dans la fabrication de toilettes tranportables en thermoformage briques polystyrene ('thermocol') qui résistent a la chaleur et sont eco-friendly. Cible visée : les villages. Et ce, en souvenir des ‘motions et émotions’ de sa mère, de sa soeur, de sa femme – c’est une vraie galère, specialement pour les femmes, de devoir aller au petit coin en pleine nature. C’est joliment dit n’est-ce pas?
(J’ai compris tardivement que ‘motions’ signifiait ‘selles’ : un médecin me demandait une fois si j’avais des ‘lose motions’ (comprendre diarrhée, ou selles liquides); moi je me demandais si il croyait que j’avais des mouvements incontrolés (genre les bras qui partent dans tous les sens)!!)
A ce jour, notre star a vendu 5 000 chiottes, dans 350 villages. Et il en a fait cadeau à sa nièce, lors de son mariage, pour qu’elle ne manque pas du ‘confort de la ville’. De plus en plus de villageois incluent d’ailleurs ce genre d’articles dans la dot notamment lorsqu’ils épousent des filles de la ville qu’ils relocalisent dans leur village...
Le second article, ‘Toilettes en plein air’ Out of the loo_200708.pdf, donne des statistiques sur le nombre de personnes qui se soulagent dans la nature. On se demande où ils vont chercher des chiffres pareils! L’Organisation Mondiale de la Santé et l’Unicef ont ainsi publié que :
- 1,2 milliards de personnes chient dans la nature, à l’echelle mondiale (83% vivant dans 13 pays, y compris l’Inde).
- 655 millions d’Indiens chient dans la nature (puis 66 millions d’Indonésiens, 52 millions d’Ethiopiens, 50 millions de Pakistanais, 37 millions de Chinois etc.).
- Il y a 6 fois plus de gens qui chient dans la nature a la campagne qu’ à la ville (en Asie, 63% des ruraux chient dans les champs contre 31% au niveau mondial).
Mais c’est fréquent, meme en ville, de voir des enfants (et des adultes) déféquer dans la rue – depuis qu’il y a des travaux le long de ma route, c’est un spectacle quotidien – et beaucoup de gamins ont des lose motions....
- 2,5 milliards de gens n’ont pas accès à des sanitaires corrects (les 3/5 en Asie).
- En Inde, l’équipement en toilettes est passé de 14% en 1990 a 28% en 2006 ; autrement dit, 200 000 personnes ont gagné l’acces aux toilettes en 16 ans.
Le vrai problème c’est les risques de maladie... Tu m’étonnes John (tiens d’ailleurs, c’est aussi en Inde que j’ai appris qu’on utilise ‘john’ pour dire toilettes...)
Edifiant. Surtout que je suis en train de lire le dernier Ken Follet qui se passe au Moyen-Age ; il décrit tres bien les problèmes des villageois britanniques pour se soulager (dans la nature) en 1300 et quelques...
On appréciera le choix des articles, comme d’hab! ;)
18:00 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : inde, chiottes, toilettes
jeudi, 10 juillet 2008
Enregistrement au Foreigner's Registration Office
Alors il faut y aller. L’adresse (qui vient de changer) :
Foreigner’s Registration Office / Police Ground
Ganeshkhind Road / Shivaji Nagar
Tel: 020 26208585 (ils redirigent vers le F.R.O.)
Horaires : 10h30 – 18h (attention, la dépose est de 11h à 14h seulement).
Dépose des papiers pour enregistrement : counter n°1 : celui où y a une queue monstre (sur la droite).
Et attention, bonjour les documents ! Le mieux c’est de venir une 1ère fois en touriste, avec son passeport/visa, et de demander exactement quels formulaires remplir. Généralement il faut (en plus des originaux qu'ils peuvent demander pour vérification):
- La Form A en 4 exemplaires (je l’ai même scannée !) : FRO Form A.pdf
- 4 photos
- 1 photocopie du passeport
- 1 photocopie du visa + tampon d’entrée
- 1 photocopie de la preuve de logement
- Si visa business : 1 « undertaking » sur papier en-tête et 1 « assignment letter » sur papier en-tête aussi.
Après ça, le F.R.O. nous donne un papier (avec un délai de 1 jour à 1 mois). Il est souvent demandé à l’aéroport lors du départ et bonjour les dégâts si on l’a pas (même si perso ça m’est jamais arrivé qu’on me le demande).
Voilà, bon courage !
PS : Par rapport à certaines remarques sur le groupe, il faut beaucoup de temps, de la patience, accepter de revenir plusieurs fois (comme à la mairie en France en fait) mais si les papiers sont bons, pas de bakchich.
PPS : Je ne fais pas de la pub pour le F.R.O. mais après avoir cherché ces infos un bon moment j’ai pensé les faire partager…
08:46 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : inde, pune, fro, f.r.o., foreign registration office, foreigner's registration office, adresse
mardi, 01 juillet 2008
Piscine pour chiens
12:16 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 04 juin 2008
Cachemire, Pashmînâ, Soie
Samedi, j’allais acheter un pashmînâ pour une amie. Je n’avais qu’un critère : la coueur. Fuchsia (drôle d’orthographe pas vrai ?). Sauf que « fuchsia » c’est visiblement pas le même mot en anglais alors j’ai dû batailler. J’ai finalement opté pour un rose pétant, tout en bataillant avec la vendeuse pour avoir le droit d’échanger au bout d’un mois. L’argument de choc de la bonne femme « mais non vous le gardez, fuchsia ça va avec tout ». J’ai renoncé à lui expliquer que non, en Europe, rose fluo ça ne va pas avec tout…
Toutes ces histoires m’ont donné une idée de post : un petit cours sur les tissus indiens les plus connus (d’où ils viennent, comment reconnaître la qualité etc.) – cachemire, pashmînâ, soie.
La laine (Inde 7ème producteur mondial)
Matière : On désigne par « laine » les fibres du mouton ainsi que les fibres d'autres animaux (mais dans ce dernier cas on appelle toujours ces textiles par leur nom) dont la toison est composée de fibres kératiniques tels que la chèvre angora (à « laine mohair »), le lapin albinos ou lapin angora (à « angora »), la chèvre dite cachemire (à « cachemire), le chameau domestique, le yack etc.
Caractéristiques : La fibre absorbe l’humidité, isole contre la chaleur et le froid, résiste aux flammes tout en étant imperméable (elle est recouverte d’un liquide naturel qui la rend à l’épreuve de l’eau) ; elle prend jusqu’à 30% de son poids en humidité (2% pour les fibres synthétiques).
Principaux lieu de production en Inde : Etats du Rajasthan (10%), Punjab (40%), Jammu & Kashmir, Karnataka, Gujarat, Uttar Pradesh Uttaranchal, Andhra Pradesh, Maharashtra, et Haryana (27%).
Qualité : Test du feu : la laine ne brûle pas. Ou le test de l’électricité statique : la laine n’en produit pas.
Le cachemire
Matière : La laine de chèvre des hauts plateaux himalayens (Ladakh et Tibet) appelée « capra hircus » ou « Tchan-ra ».
Caractéristiques : En hiver, la chèvre, pour se protéger du vent glacial et froid (entre -30 et -40°C), se couvre d’un duvet serré de poils fins et souples qui vient doubler leur pelage d'été. Ce duvet, gris foncé, est tondu à la cisaille ou enlevé à la brosse au moment de la mue de printemps. Il sera ensuite blanchi au moyen d’une préparation de farine de riz puis teint de diverses couleurs, ensuite tissé, lavé, assemblé etc.
Chiffres : Une chèvre peut fournir de 100 à 150g de poils par an. Il faut 6 chèvres pour confectionner 1 pullover.
Petite histoire : On dit que Marco Polo a découvert au 13ème siècle, dans des grottes en Mongolie, des représentations de chèvres sauvages domestiquées par l'homme. Il est donc probable que, depuis des temps très reculés, des bergers élèvent ces chèvres qui donnent une laine particulièrement chaude. Une bénédiction dans des régions où l'hiver est très rude. Ce n'est qu'au 19ème siècle que l'Europe découvre, émerveillée, cette précieuse laine qui prendra le nom de cachemire.
Principaux lieux de production : Chine et Mongolie : 70 à 80% des chèvres sont élevées en Mongolie (province chinoise) qui fournit les trois quarts de la matière première distribuée dans le monde, le reste de la production venant essentiellement d'Iran et d'Afghanistan, mais le cachemire issu de ces 2 pays a moins bonne réputation. à Question : pourquoi « cachemire » ? Eh bien, uniquement parce que c’est au Cachemire (Inde) que le savoir faire en matière de filage et les machines qui permettent de tisser la laine ont été développés. Ainsi, le terme « cachemire » est devenu un nom générique pour la précieuse laine. (tsr.ch)
Qualité : Douceur ou bouloche ? Si le fil est peu serré à moelleux mais bouloche / Si le fil est très serré, très dense à moins de bouloche mais aussi moins de douceur.
Par ailleurs, le cachemire est souvent mélangé à de la laine dans des tissus et des tricots de première qualité. Test : le toucher !
Le pashmînâ (du persan, signifie « lainage »).
Matière : La laine de chèvre des hauts plateaux himalayens appelée « capra hircus » ou « Tchan-ra ».
Petite histoire : Autrefois, les montagnards népalais récupéraient dans les rares buissons ainsi que sur les rochers acérés des pentes himalayennes, des touffes de poils dont s'étaient débarrassées les petites chèvres sauvages appelées localement Changrya (« Tchan-ra »).
Chiffres : La fibre du pashmînâ a une épaisseur de moins de 15 micromètres (75 pour un cheveu humain). Une chèvre produit de 100 à 300g de pashmînâ par année (la fibre est prélevée sur le cou de l’animal, là où elle est la plus douce). Il faut 10 chèvres pour produire 1 châle de pashmînâ.
Principal lieu de production : en Inde : Srinagar (Etat du Cachemire) mais le principal pays producteur est la Chine.
Qualité : La qualité de la fibre varie selon la hauteur d’élevage de l’animal. Plus l’altitude d’élevage de l’animal est élevée plus la qualité de la fibre est grande. En effet à forte altitude la chèvre produira une laine de meilleure qualité afin de lutter contre le froid.
Il existe une imitation de pashmînâ, appelé pattû, composé d'une mélange de laine et de coton.
Il existe 3 qualités différentes : 70 % pashmînâ et 30 % soie, 50 % pashmînâ et 50 % soie, et 100 % pashmînâ (mélanger de la soie au pashmînâ lui donne une très jolie brillance, mais on perd un peu en douceur).
Qualité : Le test de l’anneau : un châle de bonne qualité doit glisser sans problème à travers un anneau, de la taille d’une bague à peu près. Autre test : le toucher !
à Différence entre cachemire et pashmînâ (chicfolie.com) :
Différence de poils : le pashmînâ est la variété dite noble du cachemire, car il provient exclusivement des poils du cou et du torse des chèvres (i.e. l’endroit où le duvet est plus fin et plus doux). / Différence de quantité de production : Pashmînâ et cachemire sont tous 2 rares, mais le pashmînâ est produit en plus petite quantité encore que le cachemire: une chèvre âgée de 5 ans ne donne environ que 50 grammes de laine pashmînâ et 150/180 grammes de laine cachemire! / Différence de douceur : Le cachemire et le pashmînâ sont tous 2 très doux... mais le cachemire est un peu plus laineux et légèrement moins doux que le pashmînâ. De plus, le pashmînâ est inusable et ne bouloche pas aux frottements et au lavage.
Pour avoir une idée du prix (pashmina-pashminas.co.uk) – à titre complètement indicatif:
La soie (Inde 2ème producteur mondial après la Chine )
Principaux lieu de production en Inde : Etats du Karnataka, Andhra Pradesh, Tamil Nadu, Jharkhand, Chhattisgarh, Orissa, Jammu & Kashmir et West Bengal.
Petite histoire : L'histoire de la soie commence selon la tradition chinoise au 17ème siècle av. J.-C. Elle se poursuit durant trois millénaires d’exclusivité pendant lesquels la Chine exporte ce tissu précieux sans jamais transmettre le secret de sa fabrication. La soie aurait ensuite quitté la Chine vers l'Inde dans la chevelure d’une princesse promise à un prince de Khotan. Cette dernière, refusant de se priver de l’étoffe qu'elle adorait, aurait enfreint l'interdiction impériale d’exportation de vers à soie.
Les illustrations BD sont tirées du « Secret volé » de Crozus.
Qualité (par Damien Pfirsch):
1. Examiner la trame : le fil de soie est un produit 100% naturel et présente donc des imperfections. Au contraire, un fil synthétique est parfaitement uniforme. Une pièce de soie authentique présentera donc souvent des petites irrégularités alors qu’une copie synthétique sera parfaitement lisse et uniforme au touché.
2. Le lustre : les véritables soies sont tissées avec des fils de deux couleurs : une couleur pour la chaîne (fils déposés dans la longueur de la pièce de tissu sur le métier à tisser) et une autre couleur pour la trame (le fil qui est passé dans la chaîne à l’aide d’une navette). Ainsi, lorsque vous placez une pièce de soie sous une source lumineuse et variez l’angle de la lumière, des reflets de différentes couleurs apparaissent. Un tissu synthétique brillera toujours avec des reflets blancs, quelle que soit l’angle avec lequel vous l’orientez sous la source de lumière.
3. Le test du feu ! Prenez un ou deux fils de soie et brûlez-les à l’aide d’une flamme. Leur combustion produit une cendre fine et une odeur similaire à celle d’un cheveu brûlé. De plus, dès que vous éteignez la flamme, la combustion s’arrête. Si par contre il s’agit d’un fil synthétique, la combustion dégage une fumée noir et ocre et continue après que vous arrêtez la flamme. Le test du feu est certainement le test le plus efficace, mais n’est pas toujours facile à pratiquer dans une boutique !
14:05 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, tissus indiens, laine, cachemire, pashmînâ, soie, test du feu
mardi, 03 juin 2008
A vos parapluies! La pluie arrive!!
Alors voilà, elle a tapé, comme tous les ans, au Kerala (4 cm d’eau en une journée à Thiruvananthapuram – en certains endroits, jusqu’à 10 000 mm (1 mètre !) d’eau vont tomber (annuellement) et elle va remonter vers chez nous.
Photos de Sinhagad le 1er juin 2008
En général la mousson dure 3 mois, de juin à septembre. Voir la carte ci-dessous pour les dates par région.
La mousson, qui arrive de direction générale du sud-ouest, se divise en deux sections à cause de la topographie indienne. On a donc la mousson du sud-ouest de la mer d’Oman et celle du golfe du Bengale. L'air arrive d'abord sur la côte de l'État de Kerala dans le sud-ouest de l’Inde. La circulation se divise alors en deux : la première branche progresse vers le nord, le long de la pente Ouest de ces montagnes alors que la seconde passe du côté Est du plateau du Deccan et subit un effet de foehn, ce qui l’assèche et ne donne que des précipitations faibles et de répartition variable sur la péninsule du Deccan.

La durée et l’intensité des pluies, qui varient d’une année à l’autre, font l’objet d’importantes spéculations. Une faible mousson signifiera mauvaise récolte (dans un pays où l’agriculture représente 60% de l’emploi) et donc hausse des prix. Pas bon. En plus, cette année, c’est les élections. La mousson a intérêt à pas se louper ! Des pluies trop importantes en revanche, des inondations et c’est la catastrophe : plus de 1 000 morts à Mumbai en 2005…
Photo du National Geographic : un crapaud sauvant une souris pendant la mousson de 2005
10:14 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : inde, mousson, pluie
jeudi, 22 mai 2008
Indian English / English in India
NB : L’anglais est arrivé en Inde au début des années 1600, avec la Compagnie des Indes et aurait dû en partir en 1947 – les Anglais ayant en effet exigé que les Indiens « désapprennent » l’anglais (ah l’humour britannique). Aujourd’hui, l’anglais est une « associate official language », une langue officielle associée, même si il est moins important que l’hindi. L’objectif affiché est qu'il soit remplacé par le seul hindi comme langue de communication interne mais cela pose problème dans les Etats du Sud où la pénétration de l'hindi est très faible et par ailleurs l’intégration à l’économie mondiale rend cet objectif impossible. L’Inde compterait 350 millions d’anglophones (les chiffres varient complètement de 10 à 35% mais à ma petite échelle d’expatriée, ça suffit très bien). L’anglais s’est développé à sa manière, s’agrémentant de mots hindi (ce qui donne le « hinglish »), conservant des formules désuètes etc., un peu comme le Français au Québec en somme. On trouve même des dictionnaires d’Indian English…
Et voilà comment l’autre jour, tandis que je demandais à mon tailleur de me faire la réplique d’une robe, je me suis entendue lui dire: “I want the EXACT SAME”. Et là, j’ai flippé ! Et puis finalement, c’est normal de choper les tournures de langue du pays, non ??
Voici donc quelques exemples d’expressions et de formules de grammaire anglaise version indianisée, qui m’ont bien fait marrer (à chaque fois je reconnais mon collègue !) et également surprise – quelques tournures incorrectes que je croyais bonnes !
Vous savez que vous avez passé trop de temps en Inde quand par exemple vous dites (le détail et la mise en page dans le fichier:Indian English.pdf) :
ILS DISENT / THEY SAY à AU LIEU DE / INSTEAD OF
I am liking it very much. I am understanding it. She is knowing the answer. à I like it very much.
Let us discuss about this. à Let us discuss this.
They did it, no? / He is here, isn’t it? / She closed the door, did she? à They did it, didn’t they? / He is here, isn’t he? / She closed the door, didn’t she?
A: You didn't come on the bus? B: Yes, I didn't." à A: You didn't come on the bus? B: No, I didn't."
My all closets are empty. à My closets are all empty.
He does this always. à He always does this.
Where you are going? / Tell me where are you going. à Where are you going? / Tell me where you are going.
I only told her to do that. à I Ø told her to do that.
She had so much of work to do that… à She had so much Ø work to do that…
Let’s go out for some ice-cream-ice-cream. / She has curly-curly hair. / You will get used to the humidity slowly-slowly. / Don't worry about small-small things. à Let us go out for some ice-cream Ø.
Seriously / Actually etc., she is a good person. à Ø she is a good person.
What is your good name? à What is your Ø name?
Please do the needful. à Could you help me with this?
Where do you stay?à Where do you live?
I don't take meat/milk. à I don't eat meat / drink milk.
It is really bad. / There is none. à It is worst. / There is less.
Out of station.à Out of town.
Tell me (used when answering the phone) à How can I help you?
T-K. ("theek hai" literally means "fine is") à O-K.
Hotel à Restaurant
Kindly disregard the previous message. à Please disregard the previous message.
My head is paining. –> My head is hurting.
Cover à Envelope ou shopping bag
I got fired today at the office. à I have been given an oral (not written) dressing down by a superior / sacked / dismissed.
To revert à To reply to
Today morning / Yesterday night –> This morning / Last night
Healthy à Fat people
To reduce à To lose weight
Bring it this side. / We went that side. à Bring it here. / We went there.
Metro (for Metropolis) à Big city
When are you shifting? à When are you moving?
Do you have sugar? à Do you have diabetes?
I have BP! à I am suffering from high BP or hypertension.
I met my friend last night. à I spent time with my friend last night.
I also need a blanket. / He was late also. à I too need a blanket. / He was late as well.
Open / Close the air conditioner. à Turn on / Turn off the air conditioner.
Open your shirt. à Take off your shirt.
Current went and came. à The power went out and came back.
You are gifting me a new cell phone? à You are giving me a new cell phone?
Curd à Yoghurt
Batchmate or batch-mate à Not classmate, but a schoolmate of the same grade
Eggitarian à A person who is eats vegetarian food, milk and eggs but not meat
Brother / Sister à Male brother & first cousin / Female sister & first cousin
Deadly à Intense
Hi-fi à Stylish or beyond the perception of the average person
Sexy à Excellent or extremely cool
Gone for a toss. à Something got ruined.
Bucks à Rupees
I had gone. à I went.
I would be going to New York this weekend. à I will be going to New York this weekend.
I have been working since four years. à I have been working for four years ou I have been working since four years ago.
Can you drop me? à Can you drop me off?
Throw it. à Throw it out.
Wish her. à Wish her a happy birthday.
Let's go to city. à Let's go to the city.
I heard that you have written a document on... Could you send me the same? à I heard that you have written a document on... Could you send it to me?
What I did? à What did I do?
I met him five years back. à I met him five years ago.
Arey! C'mon, yaar! Don't be such a killjoy! / Long time no see, bhai. / Ay, bhaiyya! Over here! / How much to go to the train station, boss? /Arey! What a good job you did!, Accha, so that's your plan.
Pour ce qui est de l’accent, l’accent indien surprend toujours mais au final il est assez proche de l’accent français : inutile donc de vouloir se la raconter avec un accent britannique !
Sources: chillibreeze.com par Dr. Roopa Nishi Vishwanathan et Wikipédia, article de John Lawler.
09:10 Publié dans IncredIble India | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : inde, english, hinglish, anglais, hindi, expressions, grammaire
mardi, 20 mai 2008
Hijras - Le 3ème sexe en Inde - Suite
Ce qui m’a rappelé mon article sur les hijras en Inde (voir la rubrique docs à gauche) et j’ai décidé de me remettre à la page. Une petite recherche et je vous annonce avec joie que l’horizon à l’air de s’éclaircir pour le 3ème sexe… Voici pour vous la traduction de 2 articles du Times of India (datés des 13 avril 2008 et 22 janvier 2006) :
« On les repère au feu rouge grâce à leur maquillage, leurs saris aux couleurs pétantes et leurs fleurs dans les cheveux, raillant et exigeant quelques roupies. On ne les voit que là et lors de rassemblements où elles viennent demander de l'argent. Le troisième sexe en Inde est une communauté mal comprise souffrant du stigmate social et qui a longtemps été marginalisée.
Mais les temps changent. Aujourd'hui, elles sont actrices de série et mannequins pour calendrier, elles ont des permis de conduire, elles se présentent aux élections, elles travaillent dans des call centers. Le troisième sexe en Inde sort lentement du placard et se dé-marginalise.
Elles obtiennent enfin l’appui (tardif) du gouvernement et des ONG. Le gouvernement du Tamil Nadu, en effet, a récemment décidé de leur accorder un statut officiel et de leur donner des tickets d'alimentation (ration cards = tickets distribués par le gouvernement qui permet aux plus pauvres de se nourrir).
Rose – animatrice télé : est le premier membre du troisième sexe à présenter une émission de débats, sur une chaîne Tamoul, témoigne : « je voulais défier la société, je voulais que les gens comprennent qui je suis réellement. » […] Rose fait partie des membres du troisième sexe qui ouvrent la voie. Rahul Singh, un activiste de la fondation Naz, indique que plusieurs de ses amies appartenant à cette communauté travaillent dans des call centers et gèrent leurs propres entreprises. Les familles acceptent peu à peu ces transformations. Il rappelle l’histoire de cette une famille de la classe moyenne qui non seulement a accepté le statut transsexuel de son enfant mais a également accepté son mariage. Elle était allée à l'école et l'université en tant que mâle. Ca a été un choc pour la famille quand elle a décidé de suivre son coeur mais ses parents l’ont acceptée maintenant.
D'autres comme elle trouvent également des partenaires pour la vie en dehors de leur communauté. Padmini – mariée : elle a épousé son petit ami Prakash et a été accepté par ses beaux-parents. Selon Lakshmi Bai, directeur de projet de l'initiative d’une association contre le SIDA du Tamil Nadu (TAI), « il est très important qu’elles prennent conscience de leur talent. Récemment, certains de nos membres du troisième sexe ont participé à un concours régional. Impressionné par leur performance, le présentateur lui-même a reconnu que c'était la première fois que quelqu'un avait répondu bon à toutes les questions. Les gens ont été stupéfiés et les ont applaudies. En fait, cela a même permis aux familles de faire le premier pas et se réconcilier avec elles.
« Faire du mannequinat ou de la politique, danser... leurs horizons s’ouvrent comme jamais. Alors que Shabnam Mausi de Bhopal est devenue le 1er membre du troisième sexe à gagner un siège à l’Assemblée il y a quelques années, Sridevi de Bangalore fait des vagues dans le monde du mannequinat. Récemment, elle a posé pour un calendrier réalisé par le photographe K Venkatesh, qui l'a rencontrée dans la rue et a été tellement frappé qu’il lui a proposé de poser pour lui. Le succès de la récente exposition de ses photographies permet à Sridevi d’être excitée à l’idée de perspectives futures. Comme elle, Padmini, 27 ans, transsexuelle, a été acceptée dans le monde artistique en tant que danseuse de Bharatanatyam (danse classique indienne originaire du Sud de l’Inde – voir photo : Narthaki danseuse transgendre également). Elle danse sur scène à Mumbai et à Chennai et jouera bientôt dans une série aux côtés de la
star Tamoul Khushboo. « On m’a dit que mon rôle ne sera pas l'un de ces rôles typiquement réservés aux membres du troisième sexe mais celui d’un élément de la société traditionnelle. ».
Rahul Singh indique que les employeurs dans des grandes villes commencent à accepter d'avoir des employés transsexuels. Akkaamma de Bangalore, née Jagdish, indique que quand elle était à l'université, la discrimination était telle qu’elle a dû arrêter ses études parce qu'il n'y avait aucune aide et personne à qui s’adresser. Mais maintenant, 10 ans plus tard, avec des ONG soutenant notre cause, les gens comme nous sentent renaître l’estime de soi. Ils sont prêts à reprendre le combat pour se faire accepter. »
Le nombre d'incidents de discrimination au travail et à la maison contre les membres de cette communauté au travail a également diminué ces dernières années. « Jusqu'à très récemment nous recevions environ 100 cas de discrimination par mois mais maintenant seulement 10-12 » témoigne Akkaamma, qui travaille avec Sangama, une ONG qui agit en faveur du sexe marginalisé. Elle a le sentiment que le mouvement du gouvernement du Tamil Nadu aura des répercussions en offrant à la communaut




































