mardi, 08 juillet 2008

Histoire de chiottes (publiques)

Ah! Des photos maintenant!! Bon alors j’ai dû choisir parmi 3 gigas de photos et je crois que j’ai pris les plus intéressantes…BARCELONA416.JPGBARCELONA330.JPGBARCELONA271.JPG

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Oui : Shiv, Emilie et les chiottes publiques européennes !! Mais tout ça parce que j’ai lu un article : Reuters Blogs_It pays to use publoc toilet_070708.pdf

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Qui explique que les autorités d’un village du Tamil Nadu ont eu l’idée de « rémunérer » (récompenser pécuniairement) les utilisateurs de chiottes publiques (faut dire, des fois, vu l’entretien on comprend qu’il soit plus confortable de pisser dans la rue). Et en plus, c’est bio : les déjections sont réutilisées comme engrais… Si c’est pas beau !

Ma question : est-ce que les types vont pas se mettre à aller aux toilettes en permanence ??

Tout ça me rappelle la fois où Marie-Aymée a bouffé toutes les saloperies qui passaient histoire de se choper une bonne diarrhée, laquelle, revendue à une médecin-chercheur en Inde, lui a fait gagner 10,000 roupies (150€ !). Marie ça t’apprendra à toujours en redemander ;)

Ah, histoire de chiottes, quand tu nous tiens…

lundi, 05 mai 2008

Chronique - Jouir (à tout prix) sans entraves

Les Indiens ne sont pas des jouisseurs. C’est une généralité mais non dénuée de sens. Leur mai 68 ce n’est pas pour tout de suite. Et pourtant, est-ce un mal ? Selon l’article, cet impératif de jouissance déclenché par mai 68 a fait de l’homme occidental un homme déprimé, frustré. Alors…

"Quand l'avenir est incertain, rien de tel que de se raccrocher au passé. Alors que des lycéens battent le pavé pour que rien ne bouge, des seniors commémorent Mai 68 façon anciens combattants. L'International Herald Tribune (daté du 30 avril) s'en amuse, qui relève les querelles bien hexagonales sur l'héritage des barricades. De simples "événements" ou un "mouvement" ? Une "révolution sociale" ou un coup d'épée dans l'eau ? Manières de voir qui déclenchent, pour le quotidien, "une absurdité à la mode" : celle de commémorer à tout-va en demandant à Sonia Rykiel ou Agnès B. leur avis, voire, pour le joaillier Jean Dinh Van, en rééditant un pavé-pendentif en argent pour fêter "quarante ans de liberté".

"Jouir sans entraves", effectivement, qu'ils disaient. Remarquez, on le chantait aussi ailleurs qu'en France, et pas forcément moins bruyamment. C'était dans l'air du temps. Certains, avec recul, objecteront que ce "droit à jouir", au-delà de sa seule connotation sexuelle, remontait à bien plus longtemps : quelque part au tournant des dix-huit et dix-neuvième siècles, quand émergèrent les sociétés individualistes et le principe de plaisir. N'empêche. Les années 1960 et les baby-boomers ont sacralisé l'idéal de jouissance généralisée. Et banalisé son discours.

Quelques années après, et le marché aidant, c'en est même devenu comme un impératif, une injonction. L'individu hypermoderne, qui baigne dans le toujours plus et les excès, est sommé de jouir. A tout prix. De tout, de rien. De son bonheur, et parfois même, pour s'en sortir, de son malheur. De sorte que, presque à son corps défendant, il en redemande, tout excité qu'il est à désirer, mais pas seulement : à se satisfaire, à consommer. On peut l'accepter, le déplorer, le combattre, l'hypermoderne vit dans le règne de la plus-value et de la montée de l'excitation qui accompagne cette quête de la plus-value.

Le psychanalyste Charles Melman l'a décrypté, qui, dans un livre d'entretiens avec l'ancien président de l'Association freudienne internationale, Jean-Pierre Lebrun, a brossé un portrait de l'homme occidental de ce début de siècle (L'Homme sans gravité, Denoël, 2002) : "Sans boussole, sans lest, affranchi du refoulement, moins citoyen que consommateur, un "homme sans gravité", produit d'une société libérale aujourd'hui triomphante." Il en résulterait, selon le psychanalyste, une "nouvelle économie psychique", passés que nous sommes "d'une culture fondée sur le refoulement des désirs, et donc des névroses, à une autre qui recommande leur libre expression". La "santé mentale" relèverait donc aujourd'hui "d'une harmonie non plus avec l'idéal mais avec un objet de satisfaction". On ajoutera "immédiate". Vouloir tout, tout de suite, ici et maintenant, en abondance.

Et, sur ce registre, on entrevoit les dégâts quand la satisfaction n'y est pas - ce qui, somme toute, est assez souvent le cas. Le philosophe Paul-Laurent Assoun prévient d'ailleurs (in L'Individu hypermoderne, Erès, 2005) : "Qu'on ne s'y trompe pas : le discours de l'excès signe régulièrement un "peine-à-jouir"." Dans la civilisation marketing, qui oriente nos pulsions sur tout un tas d'objets de jouissance (un service, un produit, une promotion), le pousse-à-la-jouissance pousse inéluctablement à la frustration.

Tout cela donne les états dépressifs (et la consommation d'antidépresseurs) que l'on sait. Et, comme rien ne se perd, cela donne aussi, en marketing, cette nouvelle veine des marchés dits de la "compensation émotionnelle". Cette tendance qui nous fait, par exemple, téléphoner ou envoyer des SMS pour ne rien dire, si ce n'est... nos frustrations."

Chronique par Jean-Michel Dumay parue dans Le Monde le 03.05.2008

Matchmaking – Mariage Arrangé

Shiva, jeune mâle d’une trentaine d’années, originaire d’Orissa mais résidant à Bombay depuis 20 ans, cherche partenaire pour couler des jours heureux dans... le bassin du zoo.

Et attention, c’est un bo gosse le Shiva :

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Euh c'est un rhino, au cas où vous auriez un doute...
L'annonce est parue dans le Times of India.
 

mardi, 08 avril 2008

Pirates des temps modernes

Oh la déception! 772533361.jpg

Alors que je m’apprêtais à fêter mon retour à en Inde en fanfare et à me mondaniser, avec petits fours français et fontaines de champagne (le tout organisé par l’ambassade, sur un bateau de la marine française qui devait accoster à Bombay, excusez-moi du peu), voilà-t-y pas que des pirates ont fait foiré mon plan… Si si, des pirates, mais oui mais o176925440.jpgui.

Et voilà, trois clampins (enfin, des pirates, et on sait pas combien ils sont) se lancent à l’abordage (du voilier de croisière de luxe français le Ponant), prennent en otage l’équipage (les touristes ayant débarqué peu avant), et tout tombe à l'eau! Mon bateau (le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var (3ème bâtiment d'une série de pétroliers ravitailleurs de la Marine nationale) s'est en effet barré (à la rescousse). Heureusement, le Var n’est pas tout seul, il a désormais avec lui une équipe du GIGN de dix hommes spécialisée dans les interventions marines. Bonne chance capitaine !

J’aime bien cette remarque de Musa Ghelle Yusuf, gouverneur de la région de Bari (Somalie, les pirates se baladant le long des côtes somaliennes), qui s’est déclaré, lundi 7 avril (dans Le Monde), favorable à une "attaque de navires de guerre français et américains" contre les pirates. "Je pense qu’il pourrait y avoir des morts pendant l’attaque, mais il est vital de tuer les pirates et d’en finir avec eux pour la paix dans les eaux somaliennes", a-t-il ajouté.

Comme ça, ça c’est fait, on n’en parle plus !

09:36 Publié dans N'imp | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pirates

mercredi, 26 mars 2008

Movies

A l'affiche au ciné ces jours-ci, Paris de Cédric Klapisch, un film à ne pas voir en Inde quand on est déjà un peu nostalgique ;) Un très bon film quand même...

 

Et Darjeeling Limited, de Wes Anderson. Je vais y aller et je vous dirai si c'est le film à ne pas voir en France quand on est déjà un peu nostalgique ;)


A bord du Darjeeling Limited
Uploaded by cineparadiso

vendredi, 14 mars 2008

Ouhla

Bon y a pas qu'en Inde qu'on voit des horreurs genre hommes-singes, hommes-tronc etc etc... Pourtant, là-bas, ils passent pas à la télé, ils demandent pas l'euthanasie. Enfin bref, si la blague est mauvaise, excusez-moi...

vendredi, 29 février 2008

Et moi et moi et moi

"Quand on est dans la merde jusqu'au cou, il ne reste plus qu'à chanter..." Alors voilà un petit délire en chanson... Chanson_Et moi et moi et moi.pdf

Mille deux cent millions d’Indiens
Et moi, et moi, et moi
Avec les vaches, les singes et les chiens
Mon mal de tête, ma turista

J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Sept cent millions d'Hindous
Et moi, et moi, et moi
Avec 300 000 dieux, Shiva, Vishnou,

J’rigole, j’ai pas la foi

J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Cent cinquante millions de Musulmans
Et moi, et moi, et moi
Je rends les r’gards insolemment

Constamment épiée, sans foi ni loi

J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Vingt millions de Sikhs enturbannés
Et moi, et moi, et moi
Avec mes jupes, mes décolletés

Je fais scandale et crée d‘l’émoi

J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Vingt millions de Chrétiens
Et moi, et moi, et moi
A tous ces enfants qui tendent la main

J’donne rien et me d’mande pourquoi

J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Trois millions de fidèles jaïns
Et moi, et moi, et moi
J’avale ma Savarine
Et bute les moustiques, c’est mon choix
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Cinq cent millions de crève-la-faim*
Et moi, et moi, et moi
Avec mon régime non-végétarien
Mon Nutella, mes Barilla et ma Badoit
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Cinquante millions de campeurs**
Et moi, et moi, et moi
J'me plains de la chaleur

Dans mon appart immense, mes draps en soie
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Cent trente millions d’intouchables***
Et moi, et moi, et moi
On me touche c’est insupportable,

Avec ma peau blanche, je suis le roi
J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Quatre cent millions d’hindiphones
Et moi, et moi, et moi
En plus des 18 langues officielles autochtones

J’lutte avec mon anglais et mon patois

J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Vingt millions d’INR****
Et moi, et moi, et moi
Avec mon visa c’est la galère

Ils sont partis, j’les comprends parfois

J'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie

Presque dix-mille expatriés Français
Et moi, et moi, et moi
J’les regarde, amusée,

Essayer d’inculquer leurs valeurs de Gaulois

J'y pense et puis… on m'oublie !
C'est la vie, c'est la vie

* Estimation selon la définition de la Banque Mondiale : 1 US$ par jour (700 millions avec 2 US$)

** Estimation du nombre de personnes vivant en habitat précaire, dans les slums (bidonvilles)

*** Estimation de Nicolas Boulet, Dans la peau d’un Intouchable

**** Indiens Non Résidents (puisque la double nationalité n’existe pas en Inde)

jeudi, 28 février 2008

Histoires de chiottes - La suite (mais ça n'a rien à voir)

Les journaux sont riches en faits divers, mais je ne suis pas là pour une revue de presse ; plutôt pour une histoire incroyable !

Tandis que l’on trouvait les corps de 13 personnes mortes écrasées par un train à Surat, on trouvait, un peu plus loin, un… bébé ! Une femme enceinte de 7 mois va aux toilettes pour se soulager, perd connaissance sur le trône, et se réveille avec l'estomac plat: elle a accouché du fœtus qui passe direct dans le tuyau d’évacuation et s'écrase sur des pierres entre les rails... Un miracle: le bébé et la mère sont en vie et en bonne santé !! C’est-y pas extraordinaire ??!!

Article_Times of India_Foetus survives plunge from train_270208.pdf

mercredi, 27 février 2008

Et vive, vive, vive les gros nichons, des paires de seins comme des ballons...

Non vraiment, ils sont exceptionnels... On se marre trop ici. Mais au-delà du folklore "tripotage de nichons et de pénis", je crois que c'est pour être féconds que les Indiens touchent ces parties de leurs idoles. Au fond c'est pas bête. Je me sui lâchée aussi, sur le lingam de Shiva (représentation phallocrate phallique (phallocrate = domination sociale, culturelle et symbolique exercée par les hommes sur les femmes...) du Dieu). On verra ce que ça donne!

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On notera la différence de couleur... Un fait exprès??!

 

samedi, 09 février 2008

Histoires de poils (dans les oreilles)

Pendant un moment d’accalmie (au bureau), et quand je ne m’arrache pas les cheveux (oui oui, je suis dans les poils aujourd’hui), je repensais à un acteur indien qui a d’immenses poils dans les oreilles. De fil en aiguille, je me suis rappelée avoir lu que ces fameux poils dans les oreilles étaient une particularité génétique des Indiens. Plutôt que de raconter une connerie, j’ai googlé la chose.

Et là, mort de rire, je découvre que les records du monde de taille de poils dans les oreilles sont détenus par… ben ouais, des Indiens !

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Radhakant Bajpai / 13.2 cm (les poils, hein, pas autre chose...) / Naya Ganj, Uttar Pradesh, India / Record : mai 2003

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Témoignage : Radhakant Bajpai has hair sprouting from the centre of his outer ears (middle of the pinna) that measures an incredible 13.2 cm at its longest point. The length of the 50-year-old's pinna pelt was confirmed by medical examiner Dr. R P Gupta. “Making it to Guinness World Records is indeed a special occasion for me and my family, God has been very kind to me.”b28b8a37b9cab816fa97969f1cf9f1f5.jpg

Un article énorme sur ce record (en anglais) : Article_In pursuit of the hirsute_170302.pdf

Bon, après ce premier bidonnage, j’ai quand même voulu vérifier si c’était exclusivement indien, et j’ai rien trouvé là-dessus… Mais j’ai lu un article intéressant (sur ellequebec.com) :

« À partir de la trentaine, la plupart des hommes voient soudain apparaître de longs poils dans le nez et dans les oreilles. En fait, ces parties ont toujours été poilues: les poils sur la barrière nasale ou dans le labyrinthe de l’oreille forment une protection naturelle qui empêche la poussière de pénétrer à l’intérieur. Mais avec l’âge, le changement d’hormones affecte la pousse des poils et on se retrouve avec une pilosité rebelle.
Pour les éliminer, il est préférable de les tailler. N’épilez pas à la pince: non seulement c’est douloureux, mais vous risquez en plus de causer de petites lésions internes qui peuvent s’infecter. Pour ce qui est de l’épilation au laser, certaines cliniques l’offrent, mais comme la tête de l’appareil est assez large, elle se rend difficilement dans les orifices du nez et des oreilles. En plus, le laser ne doit pas s’approcher trop près du tympan. Ces méthodes enlèveraient trop de poils, dont la barrière naturelle protectrice.
Le plus simple (et le plus économique), c’est de les couper avec des ciseaux aux embouts arrondis, question de ne pas se blesser. Encore plus sécuritaire, le coupe-poils nez et oreilles. Il s’agit d’un appareil à lames rotatives qui taille les poils sans jamais toucher à la peau. Ils peuvent être hydrofuges, à piles ou doté d’une petite lumière au bout: à vous de choisir si vous préférez le modèle le plus simple ou le plus sophistiqué. »   

Et voilà, ne sommes-nous pas dans un pays (plein de poussière) où les « mâles » sont plus que travaillés par les hormones (au moins jusqu’au mariage, mais même après) ??! D’où le nombre d’Indiens avec les oreilles poilues (même si ce n’est pas leur apanage). Tout s’explique…

Bon ensuite, j’ai découvert que ça a un nom : l’hypertrichose des oreilles (si si). Je zappe la définition wikipédia (que j’ai lu et qui m’a ramené à mes années de lycée, en sciences nat’) ; en bref : c’est une anomalie génétique, qui n’existe que chez les hommes, et qui est automatiquement transmise : si ton père a des poils dans les oreilles, son fils aussi !!

Tout ça m’a amené à découvrir l’hirsutisme : l’apparition chez les femmes de poils qui ne poussent normalement que chez l’homme. Et voici quelques photos d’hirsutes: Article_Hypertrichose_071205.pdf. J’ai également été familiarisée avec la notion d’ « homme porc-épic » qui m’a beaucoup fait marrer et puis un peu moins parce qu'au fond, c'est quand même pas drôle...

Pour finir avec les poils (qui font toujours parler d’eux), un dossier très complet Article_Poils_0706.pdf, avec pourquoi avons-nous des poils, les sociétés qui aiment les êtres poilus, comment les enlever etc. etc. Avis aux mecs qui ont des poils dans le dos (enfin, quand c’est que ça ;))…

Enfin un lien vers un forum où un jeune se plaint de ses poils sur les fesses (qui croit-il, sont liés à une intense activité masturbatoire) : http://forum.doctissimo.fr/forme-beaute/epilation-poils/p...

Je m'éclate!

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