samedi, 05 juillet 2008
Vacances françaises
Helllllowwwwww!
Voici un post dédié à mon ex-colloc préférée qui s’impatiente, s’impatiente. Alors, Marie-Aymée, voici le récit de mes vacances !
Atterrissage à Paris le vendredi matin. Dîner à Beaubourg le vendredi soir, pour l’anniversaire de Shiv. Un des restos les plus « in » de la capitale et Shiv estime qu’on trouve la même chose à Bombay… Conclusion, c’est fini, je n’essaierai plus de l’impressionner !! Tu verras, j’ai marqué des points ailleurs ;)
Dimanche, nous partons à Amsterdam, où nous avons la surprise de trouver le soleil et la chaleur – il faisait un temps tristoune à Paris. C’est important de noter qu’il fait beau, parce que. Parce qu’en arrivant à l’hôtel je réalise que j’ai perdu mes deux cartes de crédit ! Je te passe les galères pendant les 9 jours suivants, à courir après les western unions (top le service visa assistance) et ma carte bancaire d’urgence qui n’arrivera pas à cause de la grève des camionneurs espagnols…
Amsterdam. Les coffee shops (t’as entendu, depuis lundi on ne peut plus y fumer de tabac !! plus que de la drogue pure…), le maison d’Anne Frank, le musée Van Gogh, les canaux, le Red Light district (juste le temps de prendre une photo pour les potes de Shiv, il était plutôt mal à l’aise !!)… Trop bien.
Mardi matin, départ pour Barcelone, où nous passons la journée à chercher une consigne pour le sac. 25 kgs. Shiv pense qu’on devrait monter un système de « coolie » dans le métro ! Parc Guell aussi, mais sous la pluie… A 20h30, nous nous rendons au port pour prendre le bateau pour Ibiza. « Ah. On vous a pas dit ? le bateau est annulé à cause de la grève des camionneurs (espagnols – on y revient). » Donc non on nous a pas dit. Ils savent pas quand sera le prochain départ ni où nous pouvons loger. C’est marrant, quand Shiv m’avait demandé si c’était possible, qu’ils annulent, j’avais dit un truc du style « eh oh ça va, c’est pas l’Inde ici ». Au temps pour moi. Mais t’aurais dit pareil non ??
Nous courons (avec le sac) acheter des billets d’avion et trouver un hôtel. Le lendemain matin, Shiv a dû mal à se lever et se traîne dans le métro. Résultat, nous loupons l’avion et je frôle la crise de nerfs. Mais j’ai appris à être persévérante : nous réservons sur l’avion du soir et retournons visiter Barcelone à se ruiner les pieds (Montjuic, la plage et tout ça).
Ibiza. De super ballades en scooter. Des petites criques sauvages (vraiment sauvages : les rares types qui s’y risquent sont tous à poil – Shiv m’oblige à prendre des photos !). Shiv chausse masque et tuba pour la 1ère fois et là j’ai fait mouche !! Il a surkiffé. Des restos chinois. J’ai oublié de te dire que nous les traquons – ah, tu te rappelles quand nous aurions pleuré pour un camembert ?? ben lui c’est pour des goûts chinois. Une boîte aussi le dernier soir, le Pacha (40€ l’entrée par personne, 12€ la bière à l’intérieur mais avec le mal qu’on s’était donné pour y arriver…). Nous sommes restés 2h avant de filer à l’aéroport attendre notre avion à 6h du mat pour Barcelone !
Barcelone, un super week-end avec mes sœurs de Grenade ! Elles nous ont dégotté un petit resto mexicain où Shiv a mangé des crevettes épicées à décorner les bœufs et m’en parle encore… Et puis c’était trop bien de les voir !!
Passage éclair à Paris, le temps d’aller faire mon visa à VFS (le nouveau gag de l’ambassade : maintenant tu peux attendre toute la journée pour déposer tes papiers, du moment que t’arrives avant 14h ! et y a des chaises. Pour le reste l'organisation est nullissime, et en plus ils te chargent 12€.). Je dis faire mon visa mais en fait, entre la prise de mon ticket d’attente et mon passage, 5 heures se sont écoulées, me laissant largement le temps de… perdre mon passeport. Et si. Là aussi j’ai cru défaillir. Ben tu vas pas le croire : en une semaine j’avais un nouveau passeport et en 3 jours mon visa… Just in time.
Après nous avons visité les châteaux de la Loire. Enfin plus exactement Chambord, et le Carrefour du coin (devant l’immensité du truc, Shiv, qui ne voulait pas perdre de temps, m’a carrément soulée pour que je demande où étaient les serviettes hygiéniques à la bouchère !!). On a fait de la barque autour du château. Quel changement par rapport au lac d’Ooty (Tamil Nadu) où tu ne peux faire du rameur que si un Indien rame pour toi !! Shiv se rappellera toute sa vie de son menu « gastronomie »… T’aurais vu sa tronche devant les spaghettis à l’encre de sèche ! Il m’a maudite de ne pas l’avoir laissé acheter sa barquette de riz cantonnais à Carrefour…
Ensuite direction Rocamadour. Un type super sympa nous a laissés monter dans le château la nuit !! On a visité le gouffre de Padirac et regardé un spectacle d’aigles, de condors et de perroquets…
Nous sommes partis à Bordeaux, chez Sam, notre premier colloc dans l’appart. Sa mère est du Kerala ! Nous avons grimpé la dune du Pilat, dégusté du vin à Saint-Emilion et été à la fête de la musique. A quand une telle manifestation en Inde ?? Là encore, un super week-end…
Pour finir, 4 jours à Paris pendant lesquels j’ai bossé et Shiv passé des entretiens pour des stages. Ca s’est tellement bien passé qu’il ne tient plus qu’à lui de dire quand il veut commencer ! Je t’en dis pas plus, vu que j’en sais pas plus ;) Dîner « dégustation » dans un grand resto parisien avec mes parents et mon frère. Et surprise, il a aimé ! même les cuisses de grenouille, les huîtres et tout le tralala… Il sait maintenant un peu apprécié le vin, se débrouiller dans le métro et faire visiter Montmartre à ses potes kéralais (deux d’entre eux étaient de passage). Pas mal non ?
Dernier week-end. En Normandie. Shiv fait du VTT dans les bois pour la première fois ! Tu vas pas me croire, le lendemain il en a redemandé. Et je peux te dire que le VTT avec mon père c’est pas de tout repos ! On a aussi joué au billard, au ping-pong, au racket-ball. Nous sommes rentrés épuisés !! Pour partir le lendemain matin. Avec une petite frayeur : l’annonce de la grève des camionneurs français ; nous avons feinté et sommes partis bien en avance, ah ah !!
Retour en Inde épique : en moins d’une heure, et dans une voiture, j’ai perdu mon porte-monnaie avec mes roupies, ma carte de débit indienne et les clés de mon appart. Et impossible de joindre la banque avec 8h du mat. Du coup pas possible de dormir. Et du coup je me suis prise le décalage horaire en pleine face (et oui, 3h et demi ça peut faire mal, on s’en douterait pas !). Heureusement j’ai beaucoup de travail, donc la reprise se passe bien…
Alors ma poule, t’en redemandes ?? Plus de détails ??
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lundi, 02 juin 2008
Le fort de Sinhagad et Shivaji le guerrier
Ce dimanche, petite virée à un fort de la région (25 kms de Pune), hyper fréquenté par les Indiens, qui n’a plus grand-chose d’u
n fort mais offre une super vue sur la région (vu qu’il est à 1 350m d’altitude)…
Sinhagad, ou Sinhgad, signifie en marathi (langue du Maharashtra) le Fort du Lion. En fait le « lion » c’est Tanaji (c’est son petit nom), un vaillant général de Shivaji qui a repris le fort à l’ennemi en y grimpant avec des cordes – il a perdu la vie dans la bataille (qui a été gagnée (en 1670)). A noter : il a grimpé, et c’est une première historique, sur le dos d’un varan (« monitor lizard » (Varanus bengalensis) ; voir la photo) dressé pour grimper… Bizarre non ??
Alors maintenant, Shivaji (qui a été nommé d’après Shiva, le dieu que sa mère a prié pour avoir un fils.). Un héros incontournable pour quiconque séjourne (ou passe) dans le Maharashtra ! Il est ni plus ni moins le fondateur de l’empire marathe en Inde de l’Ouest (en 1674). L’histoire de l’Inde, et du Maharashtra, est pleine de morcellements, de batailles, de dynasties, etc. On va aller directement à l’arrivée de Shivaji sur la scène guerrière. Quand il a débarqué, la région était séparée en 3 sultanats (Bijapur, Ahmednagar et Golconda ; voir la carte qui représente le royaume de Shivaji à sa mort) qui se tapaient sur la gueule en permanence.
Le père de Shivaji, Shahaji, servait le royaume de Nizamshah (en tant que régent du jeune Nizam) ; il s’est battu contre les forces de l’empereur moghol et empêché l’invasion. Puis Shahaji a voulu fonder un pays indépendant, dégoûté par les agissements du Nizam qui avait fait assassiner un de ses potes général. Il a choisi de bâtir son empire à Ahmednagar, sur les ruines du royaume du Nizam mais il a été vaincu par une alliance des Moghols et d’un autre type du Bijapur qui l’a envoyé se faire paître vers Bangalore. Mais Shahaji a eu le droit de garder ses propriétés à Pune. Et c’est le jeune Shivaji qui a été nommé pour s’en occuper. A 17 ans, Shivaji a commencé sa carrière militaire en capturant le fort de Torna à Bijapur et en moins de 2 ans, il a pris le contrôle total de la région de Pune.
Après y a eu une bataille hyper connue : Shivaji s’est battu contre un super guerrier du sultan de Bijapur (Afzal Khan), l’a éclaté (ce qui a surpris tout le monde) et a décimé ses troupes. Ensuite, plus rien n’a arrêté le héros. D’où renversement de situation : les Musulmans (le sultan de Bijapur) perdent du terrain sur les Hindous (Shivaji) qui ont pris confiance. C’est l’expansion de l’empire marathe, sous la coupe de Shivaji.
Tout ça a commencé à faire flipper l’empereur moghol Aurangzeb (qui a surnommé Shivaji le « rat des montagnes ») qui a été forcé de reconnaître officiellement le pouvoir marathe, et contre-attaquer. En 3 ans, Shivaji a perdu la plupart de ses conquêtes au profit de l’armée moghole. Alors il a dû feinter : lors d’un mariage il a déguisé ses soldats en potes du marié et est ainsi entré dans Pune et même plus particulièrement dans son palais (Lal Mahal) qu’occupait l’ennemi. Et tac, Shivaji a récupéré Pune. Quand même vénère de s’être fait envahir, il est allé conquérir Surat, un des principaux centres de commerce de l’empire moghol. Un ça a fait mal à l’empereur et deux il a pu remplir ses coffres.
Comme Aurangzeb (l’empereur) avait les boules et menaçait Shivaji, ce dernier a décidé de signer un traité de paix avec une clause spéciale : son fils (de 6 ans) entrait au service de l’ennemi (évidemment c’était une feinte – à long terme – mais elle a pas marché et il a dû feinter pour le récupérer).
Pendant 2 ans, Shivaji a eu une baisse de régime. Les Moghols ont cru qu’il était fini mais en fait il se préparait à la guerre. Résultat, en 6 mois il a récupéré la totalité de son territoire, et même plus (dans le Karnataka et le Tamil Nadu).
Shivaji a ensuite été officiellement couronné « Chhatrapti » i.e. chef, ou roi, des Kshatriyas (caste de guerriers) puis il a été reconnu Kshatriya par un Brahmane de Bénarès. Il a été baptisé suivant le rite hindou « Zaanva » puis il a pris le titre de « shakkarta » qui lui a permis de commencer son propre calendrier. Fort de tout ça il est parti envahir le Sud. Ensuite il est mort, des suites d’une maladie intestinale – la cérémonie a eu lieu à Raigad. Son fils a pris la suite et il s’est mis le fils de l’empereur Aurangzeb dans la poche. Ont suivi 27 ans de guerres entre moghols et marathes. Et qui c’est qu’a gagné à votre avis ?? Les marathes….
Pour finir, Shivaji est très admiré pour ses valeurs: code étique guerrier et religieux, personnalité exemplaire, respect pour tous (et toutes les religions). Par exemple, une fois, alors qu'un général marathe lui avait ramené en butin la fille, d’une immense beauté, d’un chef musulman, il l'a juste complimentée sur sa beauté puis renvoyée dans sa famille et lui a assuré sa protection. Tout simplement.
Pour s’être révolté contre le pouvoir impérial, Shivaji, a été l’icône des « freedom fighters » lors de la lutte pour l’indépendance, 200 ans plus tard. Il est aujourd’hui considéré comme le fondateur de la nation Marathe actuelle, et (c’est moins glorieux) le parti extrémiste Shiv Sena prétend s’inspirer de Shivaji. Un régiment fameux de l’armée a comme cri de guerre « Bol Chhatrapati Shivaji Maharaj ki Jai ». La gare et l’aéroport de Mumbai ont été renommés Chatrapati Shivaji Terminus et Chatrapati Shivaji International Airport.
09:44 Publié dans Virées en... Inde! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, pune, fort, sinhagad, shivaji, histoire
samedi, 15 mars 2008
Indian Samourai à la ferme
Avant de rentrer en France, je suis allée faire un tour dans le Tamil Nadu, près de la station de montagne Ooty. Nous avons voulu aller faire un tour sur un lac; j'ai bataillé pour convaincre Shiv de ne prendre ni le pédalo ni le bateau moteur mais le... rameur! Sauf que en Inde, sur le rameur, interdiction de ramer sur le rameur!! Il y a un Indien pour ça! Top romantique... mais ça crée de l'emploi j'imagine.
Ensuite, séjour en ferme moderne ! Un paysage comme on en n’attend pas en Inde, à 20 km du moindre village. Mais comme tout ce qui vient de l’Occident, l’Inde a avalé, digéré et régurgité le concept de la ferme pour en faire un endroit où : y a de bons gros lapins, mais on ne les mange pas (si vous êtes comme moi et que vous vous demandez « mais alors pourquoi élever des lapins ? » Ben pour le show pardi !) ; y a des poulets, mais on ne les mange pas (là je comprends moins la logique parce qu’ils servent du poulet à table, mais là encore, les poulets, c’est pour le show !) ; y a des légumes qui poussent partout, mais la salade ne figure pas au menu (et pourtant, que la laitue est bonne quand on finit par se faire comprendre et se la faire servir !) ; y a des chevaux, mais on ne les monte pas sans un type pour tenir la bride : explication : ce sont des chevaux de course, ils sont intenables ! Les balades restent sympas et j’ai réussi à squatter un cheval pendant dix minutes…
Nous nous sommes finalement pas mal rabattus sur la pêche (avec un bout de bambou) et y avons passé de nombreuses heures ;)
Il n’y avait qu’un couple avec nous dans la ferme, jeunes mariés qui ne se connaissent pas, ne s’adressent pas la parole pendant le dîner et ne fait aucune activité ! Total, nous avons investi sans complexe le « saloon », avec notre musique à fond, en jouant au Uno auprès du feu…
Un endroit hors du temps, magique…
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jeudi, 28 février 2008
Creusé dans la roche...
Ce week-end, je me suis décidée à aller voir le « joyau » du Maharashtra : les grottes (ou plutôt les temples creusés dans la roche) d’Ellora et Ajanta (classées au patrimoine de l’Unesco). Bon, c’était énorme, et le truc bien c’est que même si on voit des photos, la réalité surpasse de beaucoup ce qu’on peut imaginer… Donc il faut y aller !
Mais attention, il faut le mériter… ça n’a donc pas été de tout repos : départ à 6h du mat’ samedi, 5-6 heures de bus jusqu’à Aurangabad. Hop on saute dans un bus direction Ajanta. Hop on saute dans un autre bus pour aller voir les grottes (à 4 kms de l’entrée du site). Et hop hop hop, 2 heures de marches (d’escaliers quoi) pour voir les grottes. Et hop, re-bus, re-bus, dîner et dodo…
Dimanche matin, lever à 7h30 (nous n’en perdrons pas une miette, même si mon ami Bing est malade – oups le vilain biryani au poulet…). Nous passons la journée à visiter la région en rickshaw : les grottes d’Ellora, Khultabad : le tombeau d’Aurangzeb (qui a donné son nom à Aurangabad), le fort Daulatabad (Deogiri Fort) (mais il fait trop chaud pour visiter), Panchakki : le moulin à eau, et pour finir en beauté, le « Taj Mahal du pauvre » : Bibi Ka Maqbara. J’étais une carpette en rentrant dimanche soir à Pune, mais j’en avais pris plein la vue et m’étais bien marrée avec Bing…
Alors c’est hyper touristique, avec le côté chiant des vendeurs à la sauvette qui nous harcèlent MAIS, et c’est assez surprenant, on ne se marche pas du tout les uns sur les autres pendant les visites. Et puis quand on demande le prix de la course aux rickshaws, ceux-ci répondent souvent (pas toujours évidemment !) : « comme tu veux » !! La plupart propose en effet un tour à la journée et se met les clients dans la poche comme ça. Nous en avons croisé trois super sympas…
Voilà la fiche de route. Petit conseil : commencer par Ajanta, les grottes étant plus anciennes, elles sont moins impressionnantes qu’Ellora même si elles valent carrément le déplacement. A Ellora, possibilité de commencer par la dernière grotte : ça va contre l’ordre chronologique, mais on est moins fatigué qu’à la fin… Gros conseil : allez-y en TONGUES !
Ajanta (106 km / 2h30 de route depuis Aurangabad) - Particularité : peintures.
29 grottes bouddhistes qui datent de 200 ans avant J.C. à 500 après. Creusées dans du basalte dur en partant du plafond et en descendant jusqu'au plancher, une technique utilisée de façon générale en Inde.
Découvertes par les Anglais lors d’une partie de chasse en 1819.
Ajantâ était un centre monastique et universitaire. Les grottes se classent en deux catégories, celles qui servaient de refuge aux moines durant la saison des pluies, la première apparue, et celles qui servaient plutôt de salles de réunion et de prière.
Ellora (30 km d’Aurangabad) - Immanquables : les grottes 16 (temple de Kailâsanâtha) et 32 (grotte jaïn).
34 grottes : architecture troglodytique datant du 5ème au 13ème siècle après J.C. :
- 12 bouddhistes : vers 500 à vers 650,
- 17 hindoues : 7ème et 8ème siècles,
- 5 jains : entre les 8ème et 13ème siècles.
La coexistence de ces structures démontre la tolérance religieuse dont l'Inde a toujours fait preuve.
Le temple de Kailâsanâtha (725-755) est le joyau du site, un édifice en forme de temple, complètement excavé de la falaise. Il a été creusé dans un seul roc et couvre une zone qui fait deux fois le Parthénon d’Athènes. La construction de ce temple montre les capacités du génie humain : 200 000 tonnes de roches ont été retirées, et ça a duré pendant 100 ans.
Bibi Ka Maqbara
Construit par le Prince Azam Shah, fils de l’Empereur Aurangzeb, à la fin du 17ème siècle, et dédié à sa môman. Bibi Ka Maqbara signifie littéralement “Tomb of the Lady” mais est advantage appelé le “Taj Mahal du pauvre” parce qu’il a été construit pour faire concurrence au Taj Mahal.
Il est essentiellement fait de grès et les murs sont plâtrés (c’est moins onéreux que le marbre).
Coût : Total : 1,800 roupies (40 €).
AR Pune-Aurangabad en bus : 340 roupies (non AC) / AR Aurangabad-Ajanta en bus : 130 roupies / Nuit : 500 roupies / Visites : 250+250+100 = 600 roupies / Rickshaw pour la région d’Aurangabad (la journée) : 200 roupies.
06:09 Publié dans Virées en... Inde! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, aurangabad, ellora, ajanta, taj mahal du pauvre
lundi, 28 janvier 2008
Week-end à Arambol, Goa
Mardi dernier, Emmeline, ma pote de collège m’a rendu une petite visite à Pune… Comme c’était un peu court (une soirée et une journée), j’ai décidé de la rejoindre à Goa pour le week-end, et Marie-Aymée s’est jointe à l’aventure. Je dis bien aventure…
Jeudi soir, alors que je vais acheter les billets de bus, tout est complet : sleeper (annoncé à 900 Rs. quand même), semi-sleeper, plus rien. Option de la dernière chance (selon Shiv) : aller à Swargate (le lieu de départ des bus pour Goa) tôt le lendemain matin et choper les derniers tickets. Pleine d’espoir (même si j’y crois pas trop), j’ « envoie » Marie chercher les tickets le lendemain matin. A 11h30 elle m’appelle pour me demander où est Swargate. Bon, on n’est pas très bien barrées !! A 12h30, elle a trouvé des billets, semi-sleeper, et en plus pour 300 Rs. Yeepaaaaaa ! Trop géré !! J’ai eu tort de douter…
Le soir, 21 heures, nous arrivons à Swargate. Marie a l’air de savoir où elle va et moi j’ai l’impression que ce n’est pas là où je prends le bus d’habitude. Nous arrivons finalement au terminal et ce n’est décidément pas là où je prends le bus d’habitude… C’est un terminal de bus « locaux » bondé, avec des bus pourris, et qui n’augure rien de bon ! Après 2-3 passages au guichet, le type nous confirme que nous avons réservé des places dans un de ces bus (en fait ce n’était pas semi-sleeper, c’était semi-luxury, je ne ferai pas de commentaire là-dessus…) !! A partir de là, c’est la course pour aller aux autres compagnies de bus (les « normales »), qui nous font poireauter avec l’espoir que des personnes qui ont acheté leur billet mais pas confirmé ne viennent pas (90% de chance quand même !). Puis ils nous envoient directement vérifier sur place, dans le bus. Marie s’acharne à négocier avec le conducteur, mais tout est plein. Pendant ce temps, nous sommes sur le point de louper l’autre bus… C’est la course !!
Dernière question : on y va ? on n’y va pas ?? Allez, nous parlions justement dans le rickshaw des gens un peu « poule-mouillée », pas trop fans d’imprévus et d’aventures… Ca me fait quand même tout de suite moins rire quand je me retrouve au fond, Marie devant (oui oui, le siège numéro 37 est devant et le 38 derrière), et que je m’engueule limite avec le père de la famille qui occupe ma rangée. Ca pue, ma voisine veut que je ferme la fenêtre mais l’odeur est trop insoutenable (avec des variations allant du vomi au pet en passant par la crasse) ; et puis de toute façon, quand le froid se fait trop mordant et que je décide de fermer la fenêtre, je découvre qu’elle ne ferme pas !! Presque 12 heures de montagnes russes, à faire des bonds de 10 cm au-dessus de mon siège, à me geler les pieds et me détruire le dos !!! J’ai décidément perdu l’entraînement d’Amérique du Sud…
Samedi matin, nous sommes à Goa ! Encore transies et crevées, mais nous y sommes (Marie aura perdu son portable dans la bataille et la copine d'Emmeline son sac de couchage). Emmeline et sa pote Marie aussi. C’est parti !! Un petit chaï, quelques friandises et Snake (un chauffeur de taxi jeuns cool) nous emmène à Arambol, tout au nord de Goa. Parce que j’y étais jamais allée et que ça s’annonçait vraiment sympa : avec un lac d’eau non salée le long de la mer… Et en effet, y a ça, même si je l’ai pas trouvé (j’ai marché du mauvais côté de la plage !)… Ce que je retiendrai c’est : 1. un vent de folie (j’ai eu froid presqu’en permanence !) et 2. les présences russe et israélienne. Un truc de dingue. Ils ont envahi la place. Comme ils sont hyper désagréables, à négocier comme des malades le moindre bout de gras, les locaux les détestent. Première question donc : d’où venez-vous. Ne pas s’amuser à répondre qu’on vient d’Israël… Vous voyez l’ambiance ;) Et puis alors ça fait vraiment village d’irrésistibles, comme vers MacLeod Ganj : un village de fumeurs (ça roule de partout, beaucoup plus que sur les autres plages), où les flics indiens ne mettent pas le nez.
Le soir, alors que nous visitions l'échope d'un Népalais (Goa-Katmandou ou la route des néo-hippies), il m'a posé des questions sur moi. Jusque là, rien de très original. Sauf quand il a fallu expliquer ce que faisait ma boîte. Pour faire simple (tailler le bout de gras sur les polymères à minuit, en plein Goa, avec un Népalais qui vendait des fringues à fleurs ne m'inspirait que très moyennement), j'ai dit qu'on produisait du plastique. Bien m'en a pris! Le gars m'a regardée de travers et balancer une remarque désagréable même si je ne l'ai pas comprise... 2 minutes plus tard je voyais un panneau "Luttons contre les plastiques à Goa" et le Lonely Planet m'apprenait qu'une assocation milite à fond contre les plastiques. Voilà.
Sinon, en bref, la petite sieste sur la plage était quand même sympa, le coucher de soleil, les jus de fruits frais, la bouffe aussi (même si Emmeline s’est chopée une intoxication alimentaire avec les crevettes !). Et puis les petites balades dans le vent ont le mérite d’aider à faire le vide (ce qui était notre objectif en partant pour le week-end à Goa).
Dimanche soir, le taxi nous dépose au bus de retour, et emmène les filles à Benaulim. Impossible de trouver un sleeper, nous sommes bonnes pour un semi-sleeper (plus cher que le sleeper, parce qu’il y a la clim – quand on sait qu’il a fait dans les 6°C la nuit, on se demande bien pourquoi ils mettent la clim, si ce n’est pour nous geler les pieds (que j’ai quand même mis 3 heures à réchauffer…)).
Conclusion : j’ai eu froid (même si j’ai attrapé un petit coup de soleil ;) ), mais j’ai vu la mer, je me suis baignée et surtout j’ai bien tripé avec mes potes. Ah oui, j’ai aussi vu des culs nus – c’est assez dingue de voir des nudistes ici quand on connaît la pudeur des Indiens ; y en a qui ont peur de rien (photos à suivre pour ceux que ça intéresse !).
Bref, c’est sympa de pouvoir se faire des petits week-ends comme ça tout de même.
07:45 Publié dans Virées en... Inde! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : goa, arambol, inde
lundi, 21 janvier 2008
Week-end à Hampi
Ce week-end, j’ai réussi à traîner Shiv à Hampi (dans le Karnataka)… Au moment du départ, il a réalisé que nous allions dans un centre de pèlerinage et qui dit pèlerinage dit… temples et qui dit temples dit Shiv veut pas y aller ! Bon, mais nous sommes partis quand même !! Après 8h de bus (couchette) jusqu’à Hubli, puis 4h de train jusqu’à Hospet et enfin 30 minutes de rickshaw et nous étions rendus à Hampi ! (Retour par bus de nuit depuis Hospet, semi-sleeper, particulièrement inconfortable.)
Première impression : minuscule village, blindé de touristes et avec des guest houses un peu partout. Il a donc fallu chercher la bonne !! Nous avons trouvé assez vite, avec eau chaude au robinet s’il vous plaît (la plupart proposent au seau) – Lakshmi Heritage / Rs 800 la nuit. Immédiatement nous avons loué une moto / Rs 250 la journée (on peut visiter Hampi à pied, en vélo (l’option préférée je crois, malgré les sacrées montées et la chaleur), en moto (pratique pour économiser du temps et ça reste super agréable !) ou en rickshaw.
Une fois les formalités terminées, Shiv nous a conduits directement au Mango Tree, LE restaurant du moment. Et quelle n’a pas été sa surprise de découvrir qu’un tel restaurant (construit à même la roche, ne proposant que des nattes pour s’asseoir et la pierre comme dossier) ravissait les touristes (et le confort alors ??!). Le clou ça a quand même été quand le serveur lui a annoncé qu’on ne trouvait à Hampi ni alcool ni viande. Ca faisait un peu beaucoup pour Shiv !! Pour faire dans le compromis, nous avons réservé des billets de retour pour le lendemain soir et nous sommes mis à (très) activement (malgré un voyage assez crevant) sillonné la région… On en a pris plein la vue pendant 2 jours (3 jours c’est bien aussi, on peut y aller plus cool), on s’est aussi baignés dans une petite rivière, pour décompresser, bon week-end !
Hampi était autrefois la capitale médiévale de l’empire Hindou Vijayanagara (la Ville de la Victoire). Ville de ruines (pour la plupart en restauration grâce aux bons soins de l’Unesco) – on compte plus de 500 monuments (la ville était entourée de sept enceintes fortifiées et couvrait une superfice de 43 km²), en passant par les temples jusqu’aux palais, elle se dresse dans un paysage incroyable, lunaire, de rochers empilés les uns sur les autres et qui tiennent debout on ne sait pas trop comment…
La légende de Hampi: Deux chefs locaux, Hakka et Bukka, rapportent à leur gourou un fait inhabituel: lors d’une expédition de chasse, ils ont vu un lièvre poursuivi par leur chien se retourner tout à coup et se mettre à courageusement chasser le chien. Le gourou, Vidyaranya leur dit alors que cet endroit est très spécial et leur demande d’y établir la capitale locale. La graine d’un empire (Vijayanagara) était plantée… De 1336 à 1565, 4 dynasties ont dirigé l’empire de Vijayanagara, luttant contre les Sultanats du Nord et bâtissant Hampi. La capitale était un important centre de commerce, aussi bien de chevaux, de coton, d’épices que de diamants. Par ailleurs, les dirigeants étant de fervents amateurs d’art et de religion, ils ont tous fait élever des temples à leurs dieux favoris (dieux qu’ils associaient à leurs noms). Finalement, en 1565, les Sultanats musulmans du Deccan battirent l’armée de Vijayanagar qui souffrit de nombreuses pertes. La capitale a été pillée, la population massacrée et Hampi est devenue, et restée pendant plusieurs siècles, une ville fantôme.
Pendant la période coloniale, Hampi a attisé la curiosité d’archéologues étrangers. Puis le site a été placé sous la protection de l’Unesco en 1986. Aujourd’hui, Hampi est un lieu de pèlerinage, de tourisme et de plateau de cinéma (voir le film « Myth » avec Jackie Chan).
Mes tofs : http://picasaweb.google.fr/emilie.moulard/KarnatakaHampiJ...
Un doc utile pour visiter Hampi (en anglais) avec les hôtels, les cartes, les trucs à voir (info notamment prises sur le site www.hampi.in ): Hampi.pdf
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jeudi, 03 janvier 2008
Fêtes de fin d'année, Périple en Inde du Sud
C’est bien le Kerala ; comme un tiers de la population est chrétienne (l’autre musulmane, les hindous étant minoritaires), il y avait une ambiance de Noël (contrairement à Pune).

Deux jours plus tard, nous étions dans un train, direction le sud du Kerala : Varkala. Un voyage épuisant mais un super hôtel à la clé, avec un super buffet de Noël (ah, les crevettes au barbecue à volonté, je m’en souviendrai toute ma vie…). C’est joli Varkala, c’est une
falaise. Bon la plage est belle mais y aller n’a rien de formidable : on ne peut pas trop se baigner à cause des courants très forts et les étrangers sont parqués dans un coin. Ca fait discriminatoire mais c’est obligé pour pouvoir délimiter la zone de baignade, limiter les vols et le harcèlement (c’est moche à dire mais c’est comme ça…). C’est un peu comme Goa sauf que les « shacks » (restaurants en bambou) ne peuvent pas servir d’alcool ; donc on boit de la bière dans des théières ! Donc on a pas mal glandouillé à la piscine, joué au Uno, tâté du terrain de tennis, visité les environs. Varkala est un important centre de pèlerinage hindou. C’est là où le Guru Sree Nrayana (http://en.wikipedia.org/wiki/Narayana_Guru) a passé ses derniers moments. Il est connu pour avoir entrepris de grandes réformes dans le Kerala notamment: opposé au castéisme, il a choisi de bâtir des écoles et des temples pour que tous aient accès à l'éduation.
Bref, un bon plan, Varkala (pour l’anecdote j’avais voulu y aller en juin mais la mère de Shiv avait refusé ; cette fois-ci, elle a précisé qu’elle n’approuvait pas et Shiv lui a répliqué qu’il se passerait de son approbation… Comme quoi, faut savoir persévérer).
Ensuite, nous avons passé deux jours à Cochin, entre cocktail de mariage et danses de Khatakali. Nous avons eu droit à l’histoire d’une démone (à la face noire) qui vole des jolies filles, se déguise en l’une d’elle, tombe amoureuse d’un type (à la face verte), apparaît devant lui comme une jolie jeune fille et demande qu’il lui fasse l’amour (texto). D’abord intéressé, le type à la face verte finit par flipper devant l’insistance de la fille et l’envoie bouler. Enervée, elle reprend son apparence de démone et promet de lui faire payer. Il va alors lui couper les seins… J’ai passé toute la représentation à me faire engueuler par une brochette de français complètement coincés qui trouvaient que je parlais trop. D’abord, y a pas un lieu de spectacle en Inde où les gens se taisent et puis c’est pas comme si ces touristes comprenaient le malayalam (langue du Kerala), si?? Alors ???

s direct Mangalore-Gokarn ; alors on prend un autre bus qui nous rapproche de Gokarn ; il crève un pneu au bout de 4 heures donc nous partons déjeuner et finissons dans un taxi !). Nous devions retrouver des amis de Marie et Djoh, grosse fête chez un type qui a trois plages privées et tout le tremblement… Le 30 au soir, toujours pas de nouvelles… On commence à connaître les plans indiens, mais quand même ! Nous profitons tout de même de la plage (en forme de ‘OM’, le sigle de l’Inde), jusqu’à la tombée de la nuit, quand les Indiens se mettent à l’eau et commencent à tchatcher les filles (j’ai eu droit à « Hey Darling, how’s you ? » pendant que Shiv faisait la planche, oublieux de ce qui pouvait se passer autour – il a découvert très récemment le principe de flottaison et je l’arrête plus !). Nous avons bu des bières avec un sosie de Jack Nicholson et sa femme. Puis dodo : demain matin, on se casse ! Direction Goa, où les bons plans pour le Nouvel An sont assurés. Nous arrivons à 15h, sans avoir déjeuné. Première étape, acheter les billets de bus pour le lendemain (y en a qui bossent le 2 janvier !), et retirer de l’argent. Puis trouver un hôtel – ce qui n’est pas une mince affaire un 31… Surtout si on veut un prix correct : tout est multiplié par 5 ou 10. Le temps de trouver un taxi pour aller de l’hôtel à la plage, on a failli louper le coucher de soleil. Mais non, nous sommes arrivés juste à temps! Apéro au Curlie’s, puis grosse rave au Hilltop (non-stop jusqu’au lendemain soir). La MASSE de monde. Beaucoup de shit mais pas trop de drogues dures (pour ce que j’en ai vu), c’est cool. Pour finir, Shiv a voulu tenir sa promesse et m’emmener dîner ! Nous nous sommes pris un bain de foule comme c’est pas permis. Que des Indiens, que des mecs, et tous bourrés. L’endroit où t’as pas envie d’être !! Mais j’ai apprécié le dîner !
Grosso merdo, j’ai eu Shiv, des potes, du soleil, de la mer, assez pour faire passer la pilule de pas passer les fêtes en famille ;)
07:35 Publié dans Virées en... Inde! | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inde, varkala, kerala, gokarna, karnataka, goa, noël
mercredi, 28 novembre 2007
Virée dans le Madhya Pradesh…
Il y a sans doute des tonnes de trucs à dire sur cet Etat du centre de l’Inde (Madhya Pradesh (MP pour les intimes) ça veut d’ailleurs dire « Etat du Centre »). J’ai envie de dire que c’est aussi un peu le trou du c… de l’Inde (si vous me passez l’expression). Shiv s’était juré de ne jamais y mettre les pieds… mais qui me résiste ??!!
Carte de visite : 60 millions d’habitants / Capitale : Bhopal (connu (pour moi) seulement par le titre du livre Il était minuit cinq à Bhopal) / Langage principal : hindi / Spécialité culinaire : a priori aucune (fallait voir les yeux en rond de flan du serveur (d’un 4*) quand je lui ai demandé…).
Fraîchement débarquée à Jabalpur (j’aime bien ce nom, les sonorités sont sympas non ?) après 19h de train (si si, j’étais fraîche, j’ai dormi 17h !), j’ai halluciné. Pune fait figure de ville du 3ème millénaire à côté… Les rues sont crades, y a encore des cycle-rickshaw (des pousse-pousse à vélo), les bâtiments sont moches etc. etc. Mais en fait c’est rien comparé à Raipur, dans l’Etat voisin de Chhattisgarh (anciennement rattaché au MP) – mais j’y reviendrai plus tard.
A Jabalpur, nous avons loué une voiture pour aller à Kanha, déjeuné, cherché une agence de voyage pour acheter les billets de retour, appris qu’il n’y avait pas de train Jabalpur-Pune le samedi, appelé l’hôtel à Kanha pour savoir s’il pouvait s’en occuper pour nous, reçu une réponse positive et nous sommes partis !
Jabalpur-Pune : 150 kms, 4h de route et plongeon dans la campagne indienne (avec des maisons bleues et blanches super
jolies, presque toutes pareilles). Une campane où les gens vont encore au puits. Mais ça ne nous a pas empêchés, dans notre super hôtel, de faire couler l’eau pendant une demi-heure (et plusieurs fois en plus) parce que l’eau chaude ne venait pas. Ca paraît honteux de dire ça, mais c’est un peu ça l’Inde : on marchande pour 10 roupies (moins de 2 centimes) avec un rickshaw et on claque 1000 roupies pour un bon repas. Au début ça révolte, après on s’y fait. Après tout, c’est nous qu’on a établi les règles hein ? Et puis bon, les étrangers sont chargés entre 10 et 50 fois plus pour tous les trucs touristiques (en fait c’est assez normal (même si ça fait râler), et ça reste abordable pour nous !!).
Après 4 jours de wildlife, nous étions prêts à repartir pour Pune… Nous avions demandé à l’hôtel de nous réserver des billets pour samedi soir, idéalement Jabalpur-Pune, au pire Jabalpur-Mumbai. Paraît qu’il n’y avait rien de disponible. Alors ils nous ont envoyé à Raipur (250 kms, en s’éloignant encore plus de Pune !!), où, ça tombe bien, la chaîne avait un hôtel et où il y avait des places mais que en 1ère classe (ah ben tiens). Jusque là pourquoi pas. Mais au moment de partir, ils annoncent le prix de la voiture : 3500 roupies. Et puis quoi encore ? En 2 minutes, ils acceptent de partir pour 2500 roupies. Bon parfait, ce sont des voleurs, et en plus les deux chauffeurs ont des tronches absolument machiavéliques. Ni une ni deux, Shiv et moi partons au village pour un benchmark. Conclusion : le prix est : 2500 roupies. Après maintes tergiversions, nous décidons de partir avec la voiture qui nous avait été réservée, pas convaincus quand même. Les deux compères chargent les bagages et nous retrouvent sur la route du village. Là-dessus j’ouvre la portière et découvre une flaque de vomi. C’en est trop… Je veux mon sac, s’il vous plaît. Le mec me parodie (ce con) et me sort mon sac. Et je me retrouve en bord de route, sur mon sac (version attraction du village), pendant que Shiv nous trouve une autre voiture. Il arrive finalement dans un mini-truc-qui pue-l’essence-mais-c’est-pas-grave. Nous sommes partis pour 6h de route ! Ah non finalement, au bout d’une heure nous nous arrêtons pour changer de voiture – la route est mauvaise et le chauffeur a peur que sa voiture le lâche (peur raisonnable à mon avis). Il nous promet une voiture d’ici 15 minutes. Il nous invite à prendre le thé dans sa famille. Première question de la grand-mère : vous avez des enfants ?? Notre chauffeur passe des coups de fil, encore 15 minutes… Nous buvons le thé, je finis par prendre mon bouquin (Shiv ne traduit quasiment rien, et en plus seulement ce que je comprends déjà…). 2 heures plus tard je commence à bouillir (pas de bol, tous les taxis sont partis à un mariage ! (vous pouvez le croire ça ??)). Shiv craint un éclat de ma part (à nouveau une crainte justifiée). En plus je viens de voir passer un gros rat dans la pièce. Bon, la voiture arrive, c’est un 4x4. Coût total : 3300 roupies. No comment…
Mais Dieu Merci, c’était un 4x4… 6h sur la pire route de l’Inde, si on peut appeler ça une route. C’était en fait pire que les pistes de la jungle. Sans déconner. Des trous énormes (restes de la route bétonnée), et une circulation de malade. J’ai mieux compris pourquoi on répète sans cesse que si l’Inde n’améliore pas ses infrastructures, elle n’arrivera pas à se développer…
A minuit nous sommes finalement arrivés à Raipur. Mais nous n’étions pas au bout de nos surprises. D’abord, ils avaient réservé pour une seule personne, et ils n’étaient pas trop chauds pour nous laisser à deux (sans doute à cause de la station de police juste à côté – jcrois bien que c’est illégal de dormir à deux si on n’est pas marié, ou pas du même sexe (!!)). Finalement, nous nous couchons…
Le train part à 9h le lendemain. Sauf qu’à 7h30 pas de billets. Après maints appels, il s’avère que l’hôtel de Kanha, qui nous avait juré ses grands dieux qu’aucune annulation n’était possible (et c’est d’ailleurs pour ça que nous sommes quand même allés à Raipur – si Shiv m’avait écoutée, nous serions allés à Nagpur, au moins c’est dans le Maharastra, et c’est presque moins loin de Kanha que Raipur), comme nous avions refusé leur voiture, avait annulé les billets !!! Ca a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour Shiv… Un peu de colère, et deux billets ont été réservés le soir même pour Bombay.
Voyage électrique s'il en est : passer une journée entière dans une chambre d’hôtel plutôt glauque m’avait foutu les nerfs en pelote. Après une nuit dans le train, 1h30 de rickshaw et 2h30 de bus, nous étions rendus à Pune. Bref, que 48 heures…
Ils ont pas fini d'entendre parler de moi cette chaîne d'hôtels...
Mais ça valait le coup ;) Les tigres...
07:50 Publié dans Virées en... Inde! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inde, madhya pradesh,

































